En Mongolie, Orano lance la construction de sa mine d’uranium à Zuuvch Ovoo
Orano a lancé en juin 2026 la construction de sa nouvelle mine d’uranium sur le site de Zuuvch Ovoo en Mongolie. En renforçant le portefeuille minier du groupe français, ce projet contribuera également à relancer une filière uranifère arrêtée dans le pays depuis près de trente ans.
Après les revers essuyés au Niger depuis décembre 2024, Orano se projette en Mongolie. Présente sur le territoire depuis près de 30 ans, l’entreprise a conclu un accord d’investissement de 1,6 milliard de dollars pour le développement et l’exploitation d’un gisement à Zuuvch Ovoo dans le désert de Gobi. Un peu plus d’un an après, Orano officialise le lancement de la phase de construction sur le site.
« En présence de M. Batjargal Ochirpurev, gouverneur de la province de Dornogobi, de M. Ganburen Gansukh, gouverneur du sum d’Ulaanbadrakh, et de M. Manlaijav Gun-Aajav, secrétaire de la Commission de l’énergie nucléaire, nous avons célébré une étape décisive dans la mise en œuvre de ce projet stratégique mené par Orano et sa filiale Badrakh Energy, aux côtés de nos partenaires mongols », a déclaré sur LinkedIn Claude Imauven, président du conseil d’administration d’Orano.
Orano Mining est présente dans le désert de Gobi depuis 1997. Ses travaux d’exploration ont conduit à la découverte du gisement de Zuuvch Ovoo en 2010, situé plus précisément dans la province de Dornogovi au sud-est de la Mongolie. Après des tests pilotes menés entre 2021 et 2022, Orano Mining a choisi la méthode de lixiviation (ou récupération) in situ pour extraire l’uranium. Celle-ci consiste à récupérer l’uranium en profondeur grâce à une solution chimique tout en ayant une très faible emprise au sol en surface. Il faudra attendre encore quelques années avant la mise en production du site, qui est estimée à 2 500 tU par an et pour une durée de vie de 30 ans.
Selon la World nuclear association, la Mongolie a cessé toute activité d’extraction d’uranium depuis le milieu des années 90, quand bien même le pays dispose d’importantes ressources. Ce nouveau projet permettra ainsi de redynamiser l’activité du pays dans ce secteur, qui représente déjà environ 25 % de son PIB (pour l’industrie minière au global). Par ailleurs, 51 % des bénéfices directs générés par le projet reviendront à l’État mongol. ■