Trois vérités sur le transport des déchets nucléaires - Sfen

Trois vérités sur le transport des déchets nucléaires

Publié le 2 mai 2013 - Mis à jour le 28 septembre 2021
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Déplacer des colis de déchets est une nécessité : pour les acheminer vers les centres de stockage adéquats et pour renvoyer dans leurs pays d’origine ceux issus du traitement de matières radioactives appartenant à des clients étrangers. Leur transport fait l’objet de la plus haute vigilance.  

Les colis de déchets sont produits dans le but d’être aisément transportés

Il y a, en France, plus de 1 000 producteurs de déchets nucléaires. 60 % sont issus de la production d’énergie électrique, le reste vient de la recherche scientifique, des activités de la Défense, de l’industrie non électronucléaire et des services hospitaliers. Ils se présentent sous les formes les plus diverses et sont triés, traités (compactage, solidification pour ceux sous forme liquide, vitrification) et conditionnés dans un enrobage solide, afin d’être transportables en toute sécurité. Les producteurs d’électricité peuvent alors expédier les colis de très faible, faible et moyenne activité vers les sites de stockage de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) dans l’Aube.

Les transports sont soumis à une réglementation très stricte

Les professionnels du nucléaire sont responsables du transport et doivent se soumettre à des normes drastiques, établies par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), en matière de conditionnement, d’étiquetage et d’autorisations. L’autorité de sûreté nucléaire est chargée du contrôle et de l’agrément des emballages et des moyens de transports. 50 000 colis arrivent chaque année sur les sites de l’Andra. Celle-ci exige une qualification spéciale des sociétés qui les acheminent. 95 % des transports se font par la route, 5 % par voie ferrée. A l’arrivée, ils sont dûment vérifiés : les conteneurs, les colis et les véhicules eux-mêmes sont soumis à des contrôles radiologiques (irradiation et contamination).

La sûreté est assurée de bout en bout

La réglementation impose des tests d’homologation qui varient selon la dangerosité des produits transportés. Les colis contenant des matières fortement radioactives sont capables de résister aux chocs les plus violents : conteneur ou wagon percutant un mur, collision ferroviaire, emballages largués par hélicoptère, explosion… De véritables crash tests sont effectués. Les scénarios les plus pénalisants ont été imaginés et des exercices ont régulièrement lieu : les services de l’Etat (gendarmerie, préfecture), d’urgence (pompiers) et les industriels savent intervenir dans les meilleurs délais en cas d’accident de la route ou de tout autre incident.

Par la rédaction

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