L’AIE recommande à la Belgique de reporter son calendrier - Sfen

L’AIE recommande à la Belgique de reporter son calendrier

Publié le 30 avril 2016 - Mis à jour le 28 septembre 2021
  • sortie du nucléaire

La Belgique a décidé, fin 2014, de prolonger la durée de fonctionnement des deux réacteurs nucléaires (Doel 1 et 2) de dix ans, tout en maintenant 2025 comme date de sortie définitive du nucléaire. L’agence internationale pour l’énergie (AIE) estime que le royaume doit revoir ce calendrier pour ne pas mettre en péril sa sécurité d’approvisionnement en électricité.

En 2014, l’atome comptait pour environ la moitié de la production d’électricité du pays, malgré l’arrêt de plusieurs réacteurs. Les experts de l’AIE craignent que la Belgique ne dispose pas des capacités de production alternatives suffisantes pour combler le manque de capacités qu’entraînerait la sortie du nucléaire en 2025 : le renforcement des interconnexions électriques ne suffira pas, tout comme le déploiement des énergies renouvelables, et les investissements dans de nouvelles capacités thermiques. 

En outre, l’AIE souligne qu’une sortie dès 2025 augmenterait les émissions de CO2 du pays et ses coûts de production d’électricité. Pour permettre à la Belgique d’atteindre ses objectifs énergétiques et climatiques, elle propose de faire fonctionner les quatre réacteurs raccordés au réseau entre 1982 et 1985 (Doel 3 et 4, et Tihange 2 et 3) tant que le régulateur juge leur sûreté suffisante. 

Un report de la sortie du nucléaire n’est actuellement pas envisagé par l’exécutif belge, a affirmé la ministre de l’Énergie, Marie-Christine Marghem. La question pourrait toutefois être à nouveau débattue dans le cadre de l’élaboration du pacte énergétique interfédéral qui vise à définir une stratégie énergétique commune pour l’État et les régions.

Par la Rédaction

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