Joint-venture sino-française pour la certification du Hualong 1 au Royaume-Uni - Sfen

Joint-venture sino-française pour la certification du Hualong 1 au Royaume-Uni

Publié le 28 février 2017 - Mis à jour le 28 septembre 2021
  • Chine
  • Hualong 1
  • Royaume-Uni
hualong_one_impression_cnnc_460x277

Deux réunions d’information en parallèle ont été organisées le 12 janvier 2017 par la CGN à Pékin et à Shenzhen pour faire part de l’accord du gouvernement britannique sur la demande de certification (GDA) du Hualong 1. Le GDA est une expertise préalable à l’implantation d’un réacteur chinois sur le territoire anglais. General Nuclear Services (GNS), Joint-venture entre la CGN et EDF, a été créée en charge de cette demande de certification.

La tranche 3 de Fangchenggang servira de référence pour le Hualong 1 au Royaume-Uni, dont le GDA connu pour son expertise extrêmement rigoureuse, est prévu pour 5 ans. Dès que le Hualong 1 sera certifié par l’autorité de sûreté nucléaire britannique, l’effet de démonstration du réacteur chinois sera immense sur le marché international.

Le 29 septembre 2016, la CGN a signé avec EDF un ensemble d’accords portant sur la construction de nouvelles centrales nucléaires au Royaume-Uni, aux termes desquels la CGN prendra une participation dans le capital du projet d’Hinkley Point C et celui de Sizewell C, et prendra aussi une participation majoritaire dans le capital du projet de Bradwell B. Ces événements marquent pour la première fois la présence d’un acteur nucléaire chinois dans un pays occidental développé. Selon M. HUANG Xiaofei, porte-parole de la CGN, les opérations financières sur la prise de participation ainsi que les injections de capital dans ces nouvelles sociétés au Royaume-Uni ont été effectuées le jour de la signature des accords.

 


2008


M. HUANG a souligné l’importance des participations chinoises dans les projets britannique en 4 points :

  • Pour la Chine, elles marquent une transition d’un importateur vers un exportateur de centrales nucléaires, symbole d’une puissance du nucléaire civile ;
  • Ces projets présentent non seulement le fleuron d’une coopération entre la Chine, la France et le Royaume-Uni, mais également le fleuron dans la mise en œuvre de l’initiative des « nouvelles Routes de la soie terrestre et maritime », car ils ne portent pas que sur l’aspect financier, mais aussi sur l’exportation de technologies, d’équipement et d’expérience ;
  • Les démarches de la CGN permettront aux Chinois de renforcer leur confiance nationale ;
  • Ce sera une expérience de la CGN, entreprise publique, pour montrer sa capacité d’entrer en concurrence avec d’autres géants du nucléaire.

Selon M. MAO Qing, responsable technique principal en charge de la demande de la GDA du Hualong 1, l’approche de l’autorité de sûreté nucléaire britannique est différente de celle appliquée en Chine, en Europe et aux États-Unis. Les exigences britanniques en matière de sûreté ne portent pas sur les paramètres définis ou les seuils limites fixés. Les demandeurs de certification doivent démontrer la conformité de leur design avec les principes suivants : ALARA (As Low As Reasonably Achievable), meilleures techniques applicables et meilleures pratiques. A cet effet, la CGN devra fournir beaucoup d’études et d’analyses pour démontrer le caractère avancé, le bon niveau de sûreté, le degré de maturité et de fiabilité du Hualong 1. Ces travaux seront beaucoup plus difficiles que la justification de certaines spécifications techniques.

 

 
Un calendrier établi en commun entre la CGN et EDF pour accomplir la procédure de certification qui devra durer 60 mois comprend 4 étapes :
–  Phase préparatoire en 10 mois, avec l’élaboration du rapport préliminaire de sûreté (PSR) ;
–  Évaluation du PSR en 12 mois ;
–  Evaluation de 3 rapports en 13 mois : PCSR (Pre-Construction Safty report), PCER (Pre-Construction Environment report) et CSA (rapport de sécurité nucléaire) ;
– Discussions avec l’autorité de sûreté britannique en 25 mois.
 

Cet article est une traduction de l’article publié dans CGNPC. Il n’engage en aucun cas ni la responsabilité de l’Ambassade de France en Chine, ni celle de son Service nucléaire. 

Crédit photo : CNNC


Par la Rédaction et l’Ambassade de France en Chine

  • Chine
  • Hualong 1
  • Royaume-Uni