Le GIEC préconise de tripler les investissements dans les énergies bas carbone - Sfen

Le GIEC préconise de tripler les investissements dans les énergies bas carbone

Publié le 13 novembre 2014 - Mis à jour le 28 septembre 2021
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Dans son dernier rapport publié le 2 novembre 2014, le GIEC alerte sur le risque climatique et propose des solutions pour éviter une hausse de la température moyenne de 2°C degrés.

Jean Jouzel, climatologue et vice-président du groupe scientifique du GIEC, présente les propositions du GIEC pour faire face au changement climatique. L’une d’elles vise à tripler, voire quadrupler les investissements dans les énergies bas carbone comme les renouvelables, l’énergie nucléaire, le stockage du CO2 (CCS) ou à travers la bioénergie (BECCS). Rencontre. 

 

Quelles sont les conclusions du rapport du GIEC ? 

Les impacts du changement climatique sont déjà perceptibles pratiquement dans tous les pays du monde. 

Les impacts se traduisent de différentes manières : élévation du niveau de la mer, fonte des glaces, multiplication des feux de forêt, etc. 

 

Quels sont les scénarios de références ? 

Il y a deux grandes catégories de scénarios. 

Le premier, le scénario « business as usual », est le scénario vers lequel on irait si rien n’était fait pour lutter contre le changement climatique. 

La deuxième regroupe les scénarios qui, si nous arrivons à les mettre en œuvre, permettrait de maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2°C degrés par rapport au climat préindustriel. Un objectif auquel l’ensemble des pays du monde ont souscrit dans le cadre de la convention climat. 

 

Que nous disent ces scénarios ? 

A 4°C degrés, tous les voyants sont au rouge : acidité des océans, perte de biodiversité, mise à mal des récifs coralliens, raréfaction de l’eau potable dans certaines régions, sécheresses dans d’autres, multiplication des événements climatiques extrêmes, problèmes de santé, etc. 

Par ailleurs, avec un réchauffement soutenu, des conséquences sont irréversibles : comme la disparation du Groenland.

Enfin, quand on parle de 4°C degrés, le climat n’est pas stabilisé à la fin du siècle. Aussi, si on continu à émettre du CO2, on pourrait aller vers des réchauffements de 7 – 8 degrés à la fin du siècle prochain. 

A l’inverse, les scénarios émetteurs, ceux qui permettent de rester en dessous de la barre des 2°C degrés, sont stabilisés à la fin du siècle. 

 

Quelles sont les solutions ? 

L’efficacité énergétique est l’une des premières mesures à mettre en œuvre, et cela est vrai pour toutes les énergies. 

Ensuite, il faut une transition pour passer des énergies émettrices de gaz carbonique à des énergies non émettrices de gaz carbonique. 

 

Quelle place pour le nucléaire ? 

Le rapport du GIEC inclus l’énergie nucléaire dans les solutions pour lutter contre le changement climatique. 

Il y a très peu de scénarios qui réussissent à garder sous la barre des 2°C degrés sans nucléaire. 

Publié par Boris Le Ngoc

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