Les déchets nucléaires restent radioactifs éternellement ? - Sfen

Les déchets nucléaires restent radioactifs éternellement ?

Publié le 21 juillet 2013 - Mis à jour le 28 septembre 2021
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La radioactivité est un phénomène qui décroît naturellement dans le temps. Ainsi, par rapport aux autres déchets industriels qu’ils soient toxiques ou chimiques, les déchets radioactifs voient leur dangerosité diminuer au fil du temps et finalement disparaître. Tandis que, la toxicité d’un gramme d’arsenic ou de mercure, elle, restera identique entre aujourd’hui et 1 2013 (c’est-à-dire dans 10 000 ans). La radioactivité des déchets radioactifs diminue plus ou moins rapidement en fonction du type de déchet. Il existe 5 types de déchet qui se distinguent en fonction du niveau de la radioactivité et de la durée de vie dudit déchet. Explications.   

Les déchets radioactifs à vie courte (durée de vie inférieure à 31 ans)

  • Les déchets de faible à moyenne activité (FMA-VC)

En France, la grande majorité des déchets radioactifs – soit 63 % du total en volume – sont des déchets de faible à moyenne activité à vie courte. Ce sont pour l’essentiel des objets et des outils liés à l’exploitation des installations nucléaires, ayant été plus ou moins contaminés par les  radioéléments avec lesquels ils ont été en contact : tenues de protection, gants, chiffons, pièces usagées, etc.

  • Les déchets de très faible activité (TFA)

Les déchets de très faible activité proviennent essentiellement, sous forme de ferrailles et de gravats, du démantèlement des installations nucléaires. En raison de leur très faible radioactivité, l’ensemble des pays, à l’exception de la France et de l’Espagne considèrent ces déchets comme des déchets classiques sans caractère radioactifs particuliers. Les déchets TFA représentent 27 % du volume total des déchets.  

Les déchets radioactifs à vie longue (durée de vie supérieure à 31 ans)

  • Les déchets radioactifs de faible activité à vie longue (FA-VL)

Les déchets de faible activité à vie longue sont pour l’essentiel des déchets anciens ou issus d’activités anciennes. Ils représentent environ 7 % de la totalité des déchets radioactifs. Une partie de ces déchets contient principalement du radium, une matière utilisée intensivement à partir des années 1930 dans la médecine ou dans la production de paratonnerres. L’autre partie des déchets provient pour l’essentiel des éléments combustibles des anciennes centrales nucléaires de la filière « graphite-gaz ».

  • Les déchets radioactifs de moyenne activité (MA)

Les déchets radioactifs à moyenne activité proviennent soit des structures métalliques qui ont renfermé le combustible nucléaire pendant son séjour en réacteur, soit des résidus issus du traitement des effluents rejetés par les installations. Au fil des avancées techniques leurs volumes ont été considérablement réduits (d’un facteur 10 en une vingtaine d’années). Ils représentent aujourd’hui 3 % du volume total des déchets nucléaires.

  • Les déchets radioactifs de haute activité (HA)

Les déchets de « haute activité » représente 0,2 % du volume des déchets radioactifs et concentre 96 % de la radioactivité émise par les déchets nucléaires présents en France. Ces déchets  sont en quelque sorte les cendres de combustion de l’uranium « brûlé » dans le cœur des  réacteurs nucléaires. Les  déchets HA émettent, tout au moins dans les premiers temps de leur existence, des rayonnements intenses dont il faut impérativement se protéger.    

Par la rédaction

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