[Webinaire] Découvrez les travaux préparatoires des EPR2 de Penly
La Sfen a organisé un webinaire le 4 février 2026 pour faire le point sur le chantier des travaux préparatoires des deux EPR2 de Penly (Seine-Maritime). Frédéric Hennion, directeur du projet EPR2 de Penly chez EDF, a présenté les trois grands points d’intérêt sur lesquels les équipes ont été mobilisées jusqu’à aujourd’hui et les actions environnementales qui ont été menées en amont.
Les deux EPR2 de Penly sont la première des trois paires (avec Gravelines et Bugey) à avoir été lancée par EDF et officialisée par la nouvelle programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). La phase de chantier des travaux préparatoires a officiellement débuté à l’été 2024, suite à l’obtention de l’autorisation environnementale. Selon le planning d’EDF, l’autorisation de création pourrait être délivrée par le gouvernement à la fin d’année 2026. Puis, la phase de construction des ouvrages de génie civil et électromécaniques pourrait suivre au début de l’année 2028, à la fin des travaux préparatoires.
Trois axes principaux
Plus de 1 000 personnes sont déjà mobilisées sur le site des EPR2 de Penly. La réalisation des travaux préparatoires demande une gymnastique particulière et soutenue entre aménagement du site, préparation des infrastructures, organisation industrielle et coordination des acteurs. À ce jour, les équipes ont travaillé sur trois éléments principaux :
- Le bloc usine : Une fondation d’un palier N4, prévu autrefois sur le site dans les années 90 et annulé, a dû être démolie. Cela a conduit à la vidange de l’eau stagnante, la démolition de l’ancien ouvrage en béton ferraillé et la mise à niveau de la zone.
- Le reprofilage de la falaise : Plus d’un million de mètre cubes de craie ont été excavés pour accueillir la paire d’EPR2. La craie a par la suite été utilisée pour l’extension en mer, nécessaire à la construction de locaux pour le personnel de chantier. « Cette extension permet d’avoir plus de place, pour maximiser et optimiser les flux, un des éléments qui a pu pêcher sur Flamanville 3 avec un site qui était relativement étriqué, ce qui a impliqué des problématiques en termes d’efficacité opérationnelle », indique Frédéric Hennion.
- Une extension en mer avec la réalisation d’une nouvelle digue : Sur 20 hectares, cette digue servira à protéger de la houle et des tempêtes. Elle est composée d’une couche de craie de « qualité maximale », c’est-à-dire peu friable, de deux couches d’enrochement en granite et de deux couches en blocs de béton.
Des infrastructures associées sont également en cours de construction, telles qu’un nouveau poste d’accès au chantier, des parkings, un restaurant inter-entreprises, une plateforme logistique de soutien au chantier (quatre centrales à béton, un terminal ferroviaire, etc.) et une maquette à l’échelle 1.
Des actions environnementales
De nombreuses espèces (amphibiens, chauve-souris, cervidés…) étaient présentes sur les lieux avant le démarrage des travaux. Un travail de relocalisation, effectué sur la deuxième moitié de l’année 2024, a permis de les répartir sur 13 nouvelles zones de compensation adaptées pour chaque espèce dans un rayon de 20 kilomètres autour du site. « Nous nous sommes engagés, au titre de notre décret d’autorisation environnemental, à faire un suivi sur 80 ans de ces sites de compensation. », souligne Frédéric Hennion. ■