Lancement de la deuxième semaine des métiers du nucléaire - Sfen

Lancement de la deuxième semaine des métiers du nucléaire

Publié le 2 février 2024

Du 5 au 9 février, plus 200 événements vont être organisés en réel et en ligne à travers toute la France pour promouvoir les métiers de la filière nucléaire. La deuxième édition de la semaine des métiers du nucléaire doit permettre au secteur de préparer les ressources humaines qui seront nécessaires pour assurer la relance de l’atome dans le pays.

La mobilisation continue ! Pour que la France mène à bien ses programmes nucléaires en particulier la construction de 6 à 14 EPR2, la question de l’emploi et des compétences sera essentielle. C’est pourquoi pour la deuxième année consécutive, France Travail (ex-Pôle emploi) et l’Université des métiers du nucléaire (UMN) organise la semaine des métiers du nucléaire. Elle a été inaugurée ce vendredi 2 février à l’occasion d’un grand rendez-vous à Cherbourg (Manche). Elle se déroulera officiellement du 5 au 9 février. Durant cette période, 230 évènements sont organisés sur tout le territoire.

« Les métiers de la filière nucléaire ont du sens. C’est une énergie bas carbone qui permet de lutter contre le dérèglement climatique », explique Saoussen Thierry, responsable compétences de l’Université des métiers du nucléaire, qui y voit un vrai atout pour attirer tous les profils allant du CAP à Bac+5… et surtout, il s’agit aussi d’adresser les femmes trop peu représentées dans les filières scientifiques et techniques.

Recruter autrement

Pour Vincent Lebiez, Adjoint au Délégué Interministériel au Nouveau nucléaire (DINN), cette semaine des métiers du nucléaire s’inscrit dans la suite d’une série de mesures prises en faveur de la relance avec la création de la DINN, la tenue régulière de Conseils de politique nucléaire (CPN), la loi d’accélération du nucléaire ou encore la création de l’Alliance du nucléaire en Europe. « Pour concrétiser la relance du nucléaire, beaucoup de défis sont à relever dont celui des compétences mis en avant par le rapport Match du Gifen et le plan d’action de l’UMN », explique -t-il. « L’enjeu de cette semaine est de mettre en lumière les métiers du nucléaire, mais aussi les méthodes de recrutement innovantes », explique-t-il.

Frédéric Toubeau, en charge du nucléaire chez France Travail, décrit ces nouvelles méthodes. « Pour mettre en avant la capacité des entreprises à recruter autrement, on va pousser la méthode de recrutement pas simulation (MRS). Elle permet de recruter sans tenir compte des diplômes, de la formation ou même de l’âge », s’enthousiasme-t-il.

L’enjeu du compagnonnage

L’orientation de ce travail a été donnée par le programme Match du Gifen, qui a mesuré le besoin de recruter 100 000 personnes en dix ans. Mais bientôt, un nouvel outil sera utile ; le programme Coach. Il sera remis officiellement au gouvernement « dans les semaines à venir ». Il s’agit d’identifier dans les entreprises les pratiques positives et les manques en matière de compagnonnages. « C’est complémentaire à la formation. Cela permet de rendre les salariés opérationnels. C’est en quelque sorte le dernier kilomètre de la montée en compétence », explique Farahnaz Laldjee, responsable du projet coach au Gifen. Parmi les bonnes pratiques identifiées, celle-ci évoque la valorisation (financière ou non) des compagnons oula mise à disposition des chantiers-écoles pour les sous-traitants.

À noter que pendant la semaine des métiers du nucléaire, la Sfen, en tant que partenaire, participera à deux webinaires nationaux et interviendra dans de nombreux départements. Retrouvons ainsi le 5 février à 12h pour le webinaire « Travailler dans le nucléaire pour un avenir bas carbone face à l’urgence climatique » et le mercredi 7 février à 14h30 pour « Le nucléaire : une filière ouverte à tous, au service de la diversité ». ■

Par Ludovic Dupin (Sfen)

Image : @France Travail