La Fusion attire un montant record de 4,5 milliards de dollars en un an
Selon le rapport annuel de la Fusion Industry Association (FIA), les entreprises du secteur ont levé 4,48 milliards de dollars au cours des douze derniers mois, un record depuis la création de cette enquête en 2021. Au total, plus de 14 milliards de dollars ont été investis dans la filière en six ans.
La fusion nucléaire continue de séduire les investisseurs. D’après The Global Fusion Industry 2026, publié par la Fusion Industry Association (FIA), les 56 entreprises interrogées ont levé 4,48 milliards de dollars entre juillet 2025 et juillet 2026. Il s’agit du montant annuel le plus élevé enregistré depuis que l’association suit les financements du secteur. Avec cette nouvelle vague d’investissements, les capitaux cumulés atteignent désormais 14,24 milliards de dollars en six ans.
Quatre entreprises concentrent une large part des financements
Cette progression s’explique notamment par plusieurs levées de fonds majeures. L’américain Commonwealth Fusion Systems arrive en tête avec 863 millions de dollars, devant l’allemand Proxima Fusion (518 millions), Helion Energy (465 millions) et Inertia Enterprises (450 millions). À elles seules, ces quatre sociétés représentent plus de la moitié des capitaux levés sur la période.
Au-delà des montants, la FIA souligne que les investisseurs continuent de soutenir une grande diversité d’approches technologiques, qu’il s’agisse de confinement magnétique, de fusion inertielle ou de concepts alternatifs.
Les États-Unis restent dominants
Les États-Unis demeurent le principal pôle mondial de la fusion privée. Le pays concentre 25 entreprises, contre 9 en Europe et 6 au Royaume-Uni. Les sociétés américaines captent également l’essentiel des investissements, même si l’Europe affiche une dynamique croissante, portée notamment par Proxima Fusion et plusieurs jeunes pousses issues des grands laboratoires européens.
Le rapport montre également un regain de confiance quant au calendrier de développement de la fusion. Près des deux tiers des entreprises interrogées estiment désormais pouvoir injecter de l’électricité sur le réseau avant le milieu des années 2030, contre une proportion plus faible lors des précédentes éditions. Plusieurs acteurs prévoient d’exploiter auparavant des installations pilotes destinées à démontrer la viabilité industrielle de leurs concepts.
Le financement reste le principal défi
Malgré cet optimisme, la FIA souligne que l’accès au financement demeure le principal obstacle identifié par les industriels. Les besoins en capitaux augmentent fortement à mesure que les entreprises passent des expériences de laboratoire à la construction d’installations de démonstration, beaucoup plus coûteuses. Le rapport appelle ainsi les gouvernements à maintenir leur soutien afin de réduire les risques pour les investisseurs privés et d’accélérer la commercialisation de la fusion. ■