La cryogénie au service de la maintenance
La technique de l’obturation par cryogénie permet à EDF de réduire d’une centaine de jours par an en moyenne les arrêts des réacteurs nucléaires. Cet isolement temporaire d’une partie de tuyauterie grâce à un ou plusieurs bouchons de glace permet d’éviter des opérations plus longues ou dangereuses.
Des glaçons pour des maintenances plus rapides. C’est l’idée derrière l’obturation par cryogénie, aussi appelée « bouchon de glace », une technique qui permet de créer des organes d’isolement provisoires sur la tuyauterie des réacteurs à eau pressurisée du parc d’EDF, y compris les circuits principaux. Si la première utilisation de la cryogénie dans le nucléaire remonte à 1977 au sein de la centrale de Fessenheim, « sa maturité technologique sur les circuits primaire et secondaire principaux a été validée en 2007 par l’Autorité de sûreté nucléaire », raconte Arnaud Courcoux, directeur de l’Unité technique opérationnelle de la division production nucléaire. Après un premier contrat signé en 2020, EDF a renouvelé son partenariat avec Spie Nucléaire pour la mise en oeuvre d’une solution d’obturation temporaire par cryogénie pour huit années supplémentaires. Elle fait partie des trois entreprises, avec Framatome et PLS Contrôle, engagées dans cette technologie par l’exploitant français.
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