Réacteurs à sels fondus : Naarea et Thorizon signent un accord - Sfen

Réacteurs à sels fondus : Naarea et Thorizon signent un accord

Publié le 1 mars 2024

Naarea et Thorizon ont annoncé la signature d’un partenariat industriel stratégique pour faire avancer le développement des réacteurs nucléaires à sels fondus, filière technologique prometteuse, mais ayant connu peu de réalisations.

Le 8 février 2024, les deux startups ont signé un partenariat industriel stratégique pour « faire avancer les réacteurs à sels fondus ». Naarea, fondée à Paris en 2020, propose un réacteur de 40 MWe (80 MWth), et Thorizon, fondée en 2022 aux Pays-Bas (2023 pour la branche française), une unité de 100 MWe (250 MWth).

Les deux partenaires souhaitent unir leurs forces afin de mutualiser les ressources pour les démonstrations de sûreté et de sécurité et les connaissances chimiques, industrielles et stratégiques ; développer des laboratoires et des centres d’essais partagés ; sécuriser l’accès aux combustibles retraités ; proposer au marché une gamme de solutions complémentaires avec une base technologique commune ; accroître la base de soutiens politiques et publics en faveur de la technologie.

Un tissu d’accords en formation

Naarea souligne dans son communiqué que ces accords complètent une série de partenariats récemment conclus notamment celui de Naarea et Newcleo signé en janvier 2024. Il concernait, entre autres, l’accès au combustible usé, le financement d’infrastructures du cycle du combustible, mais aussi la mutualisation de plateforme de recherche et développement et l’accès aux outils de calcul pour les démonstrations de sûreté.

Thorizon fait partie du consortium Mimosa Horizon-Europe, mené par Orano, qui « traite des façons d’optimiser la stratégie de recyclage des combustibles usés en Europe à l’aide des réacteurs à sels fondus ». L’entreprise a également annoncé un partenariat avec l’ingénieriste belge, filiale d’Engie Tractebel. ■

Gaïc Le Gros (Sfen)

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