« Le bon mix énergétique, c’est comme une recette de cuisine » - Sfen

« Le bon mix énergétique, c’est comme une recette de cuisine »

Publié le 31 octobre 2015 - Mis à jour le 28 septembre 2021
helenehubert

Hélène Hubert, 31 ans, est responsable de la communication et du marketing d’un grand nom de la gastronomie française, Hédiard. Pour elle, le nucléaire est « une certaine idée d’une France, libre, grande et forte ». 

Bio express

À 31 ans, Hélène Hubert dirige le département communication et marketing d’Hédiard. Après ses études au Celsa, elle entre au porte-parolat du Gouvernement en 2009, puis collabore pendant deux ans au cabinet du ministre de l’Éducation nationale, en tant que chargée de mission communication sur les nouveaux médias. Par la suite, elle rejoindra L’Oréal et travaillera pendant quatre ans à la communication digitale de la marque, avant de se lancer dans le chantier du renouveau de La Maison Hédiard. Hélène est par ailleurs passionnée de photographie et retrace ses ses voyages sur un blog. 


Le bon mix énergétique, c’est comme une recette de cuisine


Hélène Hubert, 31 ans, est responsable de la communication et du marketing d’un grand nom de la gastronomie française, Hédiard. Pour elle, le nucléaire est « une certaine idée d’une France, libre, grande et forte ». 

Libre ! Pour cette ancienne collaboratrice de cabinets ministériels, l’atome a permis à la France de « prendre son destin en main ». « Je suis née dix ans après le choc pétrolier de 1973, j’ai donc grandi dans les années 1980 et 1990 avec le déploiement du programme, et cette idée que produire son électricité était la seule manière de limiter notre dépendance aux énergies fossiles ». Le nucléaire est aussi le symbole d’une France grande et forte portée par « les meilleurs ingénieurs et techniciens, un nombre gigantesque de structures et de salariés » et des « fleurons, comme EDF, le CEA et AREVA ». Pourtant « nous n’avons pas conscience de ce véritable trésor national ni de son rayonnement à l’étranger ». C’est hors de l’Hexagone que « l’on réalise l’aura de notre pays sur ces sujets ».

Curieuse par nature, Hélène s’est tenue informée des débats sur la transition énergétique. Elle a acquis la conviction que le « bon mix » pour atteindre les objectifs climatiques se situe dans un « équilibre » entre nucléaire et renouvelables. « C’est comme dans une recette de cuisine, juge cette professionnelle du secteur alimentaire, le nucléaire est un des ingrédients. C’est même la farine du gâteau. S’il n’y a que de la farine, votre gâteau n’est pas mangeable. Mais sans farine, il ne l’est pas non plus ! ». Alors que réduire les émissions de CO2 est « inéluctable », il faut « combiner le nucléaire aux énergies éolienne, hydraulique, solaire, en proportion équilibrée. On ne peut pas céder à la facilité intellectuelle en rejetant le nucléaire : toutes les énergies bas carbone sont indispensables pour basculer vers un monde 100 % électrique. » Pour Hélène, le nucléaire « fait partie de la solution » pour remplacer les énergies fossiles dans les transports, le chauffage et « dans l’ensemble de nos équipements ».

Comment cette professionnelle de la communication évalue-t-elle l’image du secteur ? « Le nucléaire a clairement un déficit d’image. Il suffit de faire l’exercice d’une recherche dans Google Images, le panorama n’est pas toujours très flatteur ». « Notre inconscient est marqué par la bombe atomique et les accidents ». Pour « exorciser » ces événements, « il faut sans cesse faire de la pédagogie : montrer au grand public comment l’atome est présent, pourquoi il est indispensable, expliquer davantage comment marche une centrale, un réacteur, ce qu’il s’y passe, les métiers qui leur permettent de fonctionner. » Pour cette ancienne du groupe l’Oréal, ce sont les professionnels du secteur qui « pourront changer le visage du nucléaire : faire connaître les métiers, -inspirer avec des parcours, montrer les hommes, mais aussi les femmes du nucléaire, l’humanité de la filière ».

Le nucléaire, c’est aussi la médecine avec « tout ce qui touche à l’imagerie médicale par exemple ». « Alors que de plus en plus de femmes sont touchées par un cancer du sein », rappeler qu’à « son échelle » le nucléaire contribue à lutter contre « ce fléau » est un message important. 

 
BIO EXPRESS
 
À 31 ans, Hélène Hubert dirige le département communication et marketing d’Hédiard. Après ses études au Celsa, elle entre au porte-parolat du Gouvernement en 2009, puis collabore pendant deux ans au cabinet du ministre de l’Éducation nationale, en tant que chargée de mission communication sur les nouveaux médias. Par la suite, elle rejoindra L’Oréal et travaillera pendant quatre ans à la communication digitale de la marque, avant de se lancer dans le chantier du renouveau de La Maison Hédiard. Hélène est par ailleurs passionnée de photographie et retrace ses voyages sur un blog.
 

Par la Rédaction