La Nasa et le DOE s’allient pour la conquête de la Lune
En janvier 2026, la Nasa et le département de l’énergie des États-Unis (DOE) ont renouvelé leur partenariat scientifique et technologique en signant un nouveau protocole d’accord. L’objectif : développer ensemble un réacteur de surface lunaire d’ici 2030.
La conquête spatiale devient de plus en plus une réalité pour les États-Unis, en particulier avec l’objectif d’être les premiers à s’installer durablement sur le sol lunaire. Dès le milieu d’année 2025, le gouvernement [1] avait enjoint la Nasa à accélérer le développement d’un réacteur nucléaire destiné à être construit sur la Lune. Ceci a été suivi quelques semaines après par le lancement par l’Agence d’un projet de propositions de partenariat à destination des industriels.
L’administration Trump s’active pour le nucléaire spatial
Dans un décret présidentiel datant du 18 décembre 2025, Donald Trump enfonce à nouveau le clou en ordonnant la poursuite d’une « politique spatiale qui étende la portée de la découverte humaine, garantisse les intérêts économiques et sécuritaires vitaux de la nation, stimule le développement commercial et jette les bases d’une nouvelle ère spatiale. » Parmi les priorités citées, le président américain soulève le besoin « d’établir d’ici 2030 les éléments initiaux d’un avant-poste lunaire permanent afin d’assurer une présence américaine durable dans l’espace. » En outre, il demande l’utilisation, à court terme, de l’énergie nucléaire spatiale « en déployant des réacteurs nucléaires sur la Lune et en orbite, y compris un réacteur de surface lunaire prêt à être lancé d’ici 2030. »
Nasa et DOE main dans la main
Dans cette continuité, la Nasa et le DOE ont annoncé, le 13 janvier 2026, avoir signé un protocole d’accord qui vise à renouveler leur collaboration « de longue date », soit depuis plus de 50 ans. Et ce pour « soutenir la recherche et le développement d’un système d’alimentation électrique de surface à fission destiné à être utilisé sur la Lune dans le cadre de la campagne Artemis et des futures missions de la Nasa vers Mars », détaille le communiqué. La fenêtre de tir est toujours fixée à l’horizon 2030.
Les deux agences gouvernementales prévoient ainsi de « déployer un système de production d’énergie à la surface lunaire, alimenté par un réacteur à fission. » L’objectif est de pouvoir alimenter en continu les bases habitées « indépendamment de l’ensoleillement ou de la température » et sans avoir à recharger le réacteur pendant des années.
« L’Amérique s’est engagée à retourner sur la Lune, à y construire les infrastructures nécessaires pour y rester et à réaliser les investissements indispensables au prochain grand pas vers Mars et au-delà. Pour concrétiser cet avenir, il est essentiel d’exploiter l’énergie nucléaire », a déclaré Jared Isaacman, administrateur de la Nasa.
Prochaines étapes du programme Artemis
Le premier vol habité d’Artemis 2 est prévu au début du mois de février 2026. Il s’agira d’un survol de la Lune d’une durée de 10 jours pour poser les bases « d’un retour à long terme sur la Lune et de futures missions vers Mars. » La mission Artemis 3, prévue en 2028, devra permettre le déploiement des astronautes sur l’astre.
De son côté, la Chine – principale concurrente des États-Unis dans le domaine – avance aussi sur son programme visant l’envoi d’astronautes sur la Lune. Elle s’est également fixée l’horizon 2030 pour cette mission. En coopération avec la Russie, elle prévoit également d’y construire un réacteur nucléaire dans les années qui suivent. ■