07.09.2021

Accords américano-ukrainiens pour de nouvelles capacités nucléaires

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Ukraine,
Westinghouse,
AP1000
Gaïc Le Gros (Sfen) - Crédit photo - ©Office of the President of Ukraine

Le 31 août 2021, l’exploitant ukrainien, Energoatom, a signé un accord historique avec son partenaire américain Westinghouse impliquant la construction de plusieurs réacteurs AP1000. L’option SMR est également envisagée, à plus long terme, puisque le 2 septembre 2021 un protocole d’entente (MoU) pour la construction de SMR NuScale a été conclu.

L’Ukraine souhaite conserver un socle important de nucléaire dans son mix électrique que ce soit pour des raisons économiques, politiques ou climatiques. Son parc nucléaire[1], composé de 15 réacteurs répartis sur 4 centrales, représente aujourd’hui 50 % de sa production d’électricité[2].

Pour ce faire, Kiev se rapproche de son partenaire américain[3], Westinghouse, qui fournit une partie de l’approvisionnement en combustible des réacteurs VVER du pays. « Au total, nous fournissons 9 rechargements en combustible en 2021 et 7 en 2022 », a précisé Tarik Choho[4], président de Westinghouse Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA). Afin de maintenir un socle nucléaire, l’Ukraine souhaite prolonger l’exploitation de son parc nucléaire mais également construire de nouveaux réacteurs. « Energoatom a sélectionné la technologie AP1000 de Westinghouse pour développer, sur le long terme, de nouvelles centrales nucléaires », annonce le communiqué de presse de Westinghouse[5]. « Le protocole prévoit la participation de Westinghouse pour achever la construction de la tranche 4 de la centrale nucléaire de Khmelnytskyï en utilisant la technologie AP1000, ainsi que quatre autres tranches sur d'autres sites nucléaires en Ukraine. Le coût total du projet est estimé à environ 30 milliards de dollars US », précise Energoatom[6]. Le schéma industriel reste cependant à préciser.

L’AP1000 est un réacteur de 1 100 MW de troisième génération. Quatre sont en fonctionnement en Chine (Sanmen 1&2 et Haiyang 1&2) et deux sont en construction aux Etats-Unis (Votgle, depuis 2013).

Le 2 septembre 2021 Energoatom a également signé[7] un protocole d’entente (MoU) afin d’étudier la possibilité de construire des petits réacteurs modulaires (SMR) de l’américain NuScale dans l’optique de remplacer des capacités fossiles qui représentent 37 % de la production électrique[8].

 

[1] Ses réacteurs ont été mis en service entre 1982 et 2004.

[2] AIE, 2020.

[3] https://en.interfax.com.ua/news/interview/765110.html

[4] https://en.interfax.com.ua/news/interview/765110.html

[5] https://info.westinghousenuclear.com/news/energoatom-and-westinghouse-ad...

[6] https://www.energoatom.com.ua/en/press_center-19/company-20/p/memorandum...

[7] https://www.energoatom.com.ua/en/press_center-19/company-20/p/energoatom...

[8] 2020, https://www.eia.gov/international/analysis/country/UKR