09.03.2020

9/9 - À l’approche de la planète Mars

pia22313.jpg
Rover,
RTG
Par Richard Heidmann, vice-président de l’association Planète Mars - Photo : © SpaceX - Le lanceur lourd et réutilisable Starship de SpaceX, la société d’Elon Musk.

15 juillet 1965 : pour la première fois, un engin, la sonde américaine Mariner 4 survole la planète Mars. Notre voisine est encore nimbée de mystère. Les canaux et la civilisation martienne chère à Ray Bradbury n’ont certes plus la cote depuis longtemps, mais certains scientifiques persistent à croire en la possibilité d’une forme de vie martienne. Cruelle désillusion : sur Mars, pas de canaux, pas de lacs ou de mers, mais des cratères qui la font ressembler à la Lune. Pourtant, la grande vague d’exploration robotique, formée dès le début de l’ère spatiale, ne s’arrêtera pas, avec une cinquantaine de lancements vers la planète rouge en un demi-siècle.

En 1971, le premier orbiteur Mariner 9, puis, en 1976 les atterrisseurs Viking, fournissent enfin une vision détaillée de la planète, de sa géologie, de son climat, de son histoire. La découverte de nombreux indices géomorphologiques et minéralogiques attestant d’une présence d’eau liquide abondante dans un passé lointain permit de relancer l’exploration. Cette relance, qui nous porte encore aujourd’hui, ne fut pas immédiate : trop de rêves, trop de ressources avaient été investies !
Après la salve furieuse des 25 vols de la première décennie, il fallut attendre 20 ans avant d’assister à nouveau à une mission martienne. Mais depuis, le mouvement n’a fait que s’amplifier :
2020 devrait voir l’envol de quatre missions ! Et à l’horizon robotique se présente la perspective d’un retour d’échantillons.

À retenir : ↦ Les orbiteurs martiens sont généralement équipés de panneaux solaires. Les orbiteurs allant au-delà de la planète Mars doivent être équipés de « batteries nucléaires RTG » pour subvenir à leurs besoins en énergie. ↦ « La propulsion nucléothermique pour un transit au sein du système solaire ferait un domaine intéressant de recherche pour la NASA », plaidait en juillet 2019 Elon Musk
sur Twitter, soulignant l’importance du rôle de l’agence spatiale américaine dans la R&D de technologies nucléaires, la fourniture de matières fissiles étant difficile d’accès pour les acteurs privés.

 

Prolongez la lecture de la RGN

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite, abonnez-vous
à la Revue Générale Nucléaire.

La suite du dossier

lunar_base_made_with_3d_printing_pillars.jpg

D’ici à 2030 les hommes seront de retour sur la Lune. Cette fois-ci, ce ne sera pas une fin en soi, mais une étape essentielle à l’envoi d’hommes sur Mars. 

sonde_mars_2020.jpg

Le nucléaire spatial intervient dans de multiples domaines, allant des missions d’exploration scientifique dans ou au-delà du système solaire, à des programmes de plus grande ...