9/11 – Adapter les centrales nucléaires au changement climatique : le retour d’expérience des canicules de 2003 et 2006 - Sfen

9/11 – Adapter les centrales nucléaires au changement climatique : le retour d’expérience des canicules de 2003 et 2006

Publié le 30 avril 2015 - Mis à jour le 28 septembre 2021
centralegolgech

Les besoins de refroidissement des centrales

Les centrales thermiques ont besoin de sources de refroidissement pour assurer la production d’électricité et, dans le cas des centrales nucléaires, pour garantir la sûreté. Selon l’implantation des sites et la nature des équipements, ces sources de refroidissement proviennent de l’air ou de l’eau : mer, cours d’eau, eaux souterraines.

On peut classer en quatre catégories les principales fonctions de refroidissement qui touchent à la fois à la production d’électricité et à la sûreté :

  • l’évacuation de la puissance du cœur du réacteur nucléaire en situation normale de production (sûreté nucléaire et production d’électricité) ;
  • l’évacuation de la puissance résiduelle après l’arrêt du réacteur, en situations normale et accidentelle (sûreté nucléaire) ;
  • la condensation de la vapeur en sortie de la turbine (production d’électricité) ;
  • le conditionnement de l’air des locaux et le refroidissement des matériels (sûreté nucléaire et production d’électricité).

Des échangeurs air/air, eau/eau et eau/air concourent à ces fonctions. Ils ont été dimensionnés dans les années 1970 sur la base de températures extérieures dites « de conception » et d’apports calorifiques estimés des matériels.

Pour assurer les fonctions de sûreté en situation d’exploitation normale, les besoins en eau sont de l’ordre du m3/seconde par réacteur, très en deçà des débits des cours d’eau concernés, même en cas d’étiage1 sévère en période de sécheresse.

Les centrales disposent d’autorisations administratives de prélèvements d’eau et de rejets dans l’environnement délivrées par les pouvoirs publics : ministères et Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Ces autorisations sont établies sur la base d’une étude d’impact fournie par l’exploitant qui analyse les conséquences environnementales et sanitaires de l’installation et de chaque rejet. 

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par Alain Vicaud, Directeur de l’environnement et de la prospective – EDF Production nucléaire, Éric Jouen, Directeur de projets – EDF Ingénierie Nucléaire