9/11 – 2015 : quel rôle pour l’énergie nucléaire au Japon ?
Les « 3 E » : Énergie, Environnement, Économie
Archipel montagneux moitié moins grand que la France, constitué de plus de 6 000 îles, le Japon est un pays isolé sur le plan énergétique, sans connexions électriques, ni réseaux d’oléoducs ou gazoducs le reliant à ses voisins. C’est pourtant un pays de 127 millions d’habitants (le double de la France), très industrialisé. Ne disposant d’aucune ressource énergétique, sauf éventuellement celle de l’océan (le pays dispose d’importantes ressources géothermiques. Le principal obstacle à leur exploitation réside dans l’existence de parcs nationaux protégés qui en concentrent plus de 60 %), le Japon a donc dû accroître sa dépendance aux importations d’énergies fossiles pour asseoir son développement.
En 1950, le pays en pleine reconstruction, exploite ses ressources hydrauliques puis dans les années 1960 commence à importer massivement du charbon et du pétrole. Le choc pétrolier de 1974 amène le Japon à créer puis développer son parc nucléaire. Tout en maîtrisant sa consommation d’énergie. En 1994, en signant le protocole de Kyoto, le Japon s’engage à réduire ses émissions de gaz à effets de serre.
En 2002, la loi sur l’énergie confirme le programme énergétique basé sur les « 3 E » : Energy security (sécurité énergétique), Environment conservation (préservation de l’environnement) et Economic competitiveness (Compétitivité économique). Le but est clair : garantir l’indépendance énergétique nationale, grâce notamment au parc nucléaire, diversifier les ressources énergétiques, continuer à développer le meilleur bouquet électrique possible et enfin, donner la priorité aux économies d’énergies. La loi de 2002 prévoit également de revoir le plan énergétique tous les trois ans et de présenter chaque année à la Diète (le Parlement japonais) une évaluation de la situation énergétique nationale. En 2008, le Gouvernement DPJ (opposition actuelle) imposait un objectif CO2 important, entraînant un objectif d’accroissement du nucléaire de 30 à 50 %.
L’après Fukushima
L’accident de Fukushima remet tout en question. Les centrales nucléaires font l’objet d’évaluations de sûreté complémentaires et les 48 réacteurs encore en fonctionnement (soit une puissance installée totale de 44 GW) sont arrêtés préventivement.
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