8/11 – Coûts directs de l’accident de Fukushima - Sfen

8/11 – Coûts directs de l’accident de Fukushima

Publié le 28 février 2015 - Mis à jour le 28 septembre 2021
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Les dépenses déjà engagées

Les coûts directement liés à l’accident se répartissent en dédommagements, décontamination et démantèlement. Après l’accident, les populations évacuées ont reçu des dédommagements de TEPCO, sur décision juridique. Environ 150 000 personnes ont perçu ou perçoivent encore ces indemnités. Stress et troubles causés par les évacuations, pertes matérielles subies par les personnes qui ne retrouveront pas leurs propriétés sinon à long terme, etc. sont pris en charge. En janvier 2014, TEPCO avait versé 3 313 milliards de yens (environ 23,6 Md €) aux populations concernées. C’est le coût le plus lourd et le plus immédiat auquel l’exploitant a fait face. Les coûts de décontamination hors de la centrale de Fukushima Daiichi incombent aussi à TEPCO. Mais suite à une loi d’août 2011, le ministère de l’Environnement assure le financement des opérations, par une avance que TEPCO devra rembourser. Cette loi distingue deux types de zones de décontamination : une zone « spéciale », où les débits de dose dépassent 20 mSv par an, et des zones « surveillées », où les débits annuels sont compris entre 1 mSv et 20 mSv par an, qui s’étendent au-delà des frontières de la -Préfecture de Fukushima.

Dans la zone « spéciale », la décontamination est directement dirigée et financée par le Gouvernement. Dans les zones « surveillées », les activités sont planifiées par les municipalités qui reçoivent une assistance financière et technique du Gouvernement. 1 300 milliards de yens (9,3 Md €) ont été dépensés pour décontaminer la zone spéciale, sur un budget de 1 500 milliards (10,7 Md €) prévu jusqu’à la fin de l’année fiscale 2013 (31 mars 2014).

TEPCO doit également assurer la gestion et, à terme, le démantèlement de la centrale accidentée, activités qui requièrent le développement de technologies spécifiques. Près de 300 milliards de yens (2,1 Md €) ont déjà été dépensés, en grande partie pour la gestion des volumes d’eau contaminée qui s’accumulent sur le site. Ces sommes font partie d’une enveloppe de 1 000 milliards (7,15 Md €) réservée par TEPCO pour le démantèlement. Enveloppe doublée fin 2014.

Les aides et la participation directe de l’État

La figure 1 synthétise l’ensemble des aides perçues par TEPCO et rappelle les dépenses de l’exploitant directement liées à l’accident. Les chiffres encerclés en noir sont détaillés ci-dessous.

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par Isabelle Jouette (SFEN), avec le Service nucléaire de l’Ambassade de France à Tokyo