03.06.2021

7/9 - Le nucléaire à l’épreuve des températures extrêmes

edf_-didier_marc_pwp.jpg
sûreté nucléaire,
Canicule
Par la rédaction, Sfen - Photo © EDF – Didier Marc /PWP - La centrale nucléaire de Golfech située au bord de la la Garonne (septembre 2009).

Ces dernières années, la France métropolitaine a connu des températures extrêmes exceptionnelles et les modélisations climatiques prévoient l’augmentation de la fréquence de ces épisodes de « grands chauds » dans les décennies à venir.

Selon les professionnels de la sûreté nucléaire, l’objectif est d’évaluer l’occurrence, l’intensité et la durée de ces événements afin de vérifier la robustesse des centrales nucléaires existantes et de dimensionner les nouvelles face aux aléas naturels d’aujourd’hui et de demain.

Les températures extrêmes peuvent impacter la sûreté et la production des centrales nucléaires. Or, la fréquence d’occurrence des événements chauds augmentant, comme l’indiquent les rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), il s’agit d’en évaluer l’impact sur les installations nucléaires pour y faire face. C’est pourquoi les référentiels de sûreté sont régulièrement mis à jour et enrichis du retour d’expérience (REX) des événements passés et de l’état des connaissances disponible.

La mise en place des référentiels de sûreté

La définition d’EDF des événements extrêmes, notamment des « canicules » et « grands froids », diffère de celle de Météo France. « Nous parlons de canicule ou de grand froid quand les températures vont au-delà des valeurs de dimensionnement, explique Sylvie Parey, ingénieure-chercheuse senior à EDF. À la conception du parc nucléaire, les valeurs de dimensionnement qui ont été retenues étaient de 30 à 35 °C selon les équipements pour les grands chauds, et de - 15 °C pour les grands froids. La période de canicule se manifeste par des températures élevées de l’air, de l’eau, et possiblement des étiages[1]. Lors des grands froids, poursuit Sylvie Parey, nous pouvons avoir des périodes de gel et observer du frasil [2] ou de la prise en glace de la source froide ». La création des référentiels dits grands chauds et grands froids résulte de la survenue d’événements allant au-delà des valeurs de dimensionnement d’origine.

Prolongez la lecture de la RGN

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite, abonnez-vous
à la Revue Générale Nucléaire.

La suite du dossier

edf_didier_marc_pwp.jpg

La disponibilité de la ressource en eau est un des enjeux majeurs de sûreté des centrales nucléaires : maritime ou fluviale, la source d’eau froide permet le refroidissement de l’installation.

shutterstock_287138930.jpg

Comparés à bien d’autres régions du monde, les vents puissants et les tornades sont plutôt rares en France métropolitaine, mais pas assez pour exclure la probabilité d’un tel événement.