6/9 – Cigéo : les enjeux de sûreté en exploitation et à long terme - Sfen

6/9 – Cigéo : les enjeux de sûreté en exploitation et à long terme

Publié le 30 avril 2016 - Mis à jour le 28 septembre 2021
  • Cigéo
  • Déchets radioactifs
  • Grand Est
  • Sûreté
cigeolongterme

L’avancée des connaissances laisse penser qu’un concept satisfaisant aux objectifs de sûreté est atteignable et que les études seront suffisamment avancées pour donner un avis scientifiquement fondé sur les dimensionnements proposés à l’horizon de la demande d’autorisation de création de Cigéo (« DAC »). Des attentes subsistent sur quelques grands points de démonstration pouvant induire des inflexions fortes de conception : maîtrise des endommagements, performances des scellements, maîtrise d’un incendie, gestion d’un accident entraînant la dispersion d’éléments radioactifs, critères de récupérabilité… La phase pilote sera indispensable pour confirmer certains dimensionnements du concept de référence et juger du bien-fondé des optimisations.

 

Les déchets radioactifs contiennent des substances dangereuses qui peuvent irradier une personne à proximité ou contaminer l’homme et l’environnement si elles sont dispersées. L’objectif fondamental de Cigéo est de protéger l’homme et l’environnement des déchets les plus radioactifs sur de très longues échelles de temps.

Pour cela, les experts développent depuis plusieurs années les outils visant à garantir un haut niveau de sûreté. S’il existe un consensus international sur la capacité de certaines formations géologiques à assurer le confinement de la radioactivité et de limiter les transferts de radionucléides1 contenus dans les déchets vers la biosphère – au moins pendant une période pluri-millénaire permettant une décroissance significative de leur activité – des travaux complémentaires doivent être menés pour savoir comment maintenir la sûreté de l’installation lors de son exploitation. Depuis plusieurs décennies, l’IRSNj mène un travail d’expertise sur la sûreté du projet Cigéo, en exploitation et lorsque le centre de stockage sera fermé. Tout en soulignant l’avancée des connaissances sur les aspects sûreté du projet, François Besnus, Directeur des déchets et de la Géosphère à l’Institut, nous éclaire sur les défis techniques qui restent à relever.

RGN – L’IRSN plaide pour la mise en place d’une phase pilote avant la construction de Cigéo. Qu’apporte cette étape dans l’amélioration de la sûreté ?

François Besnus : La phase pilote doit permettre de tester des expériences en grandeur nature et de valider un certain nombre de jalons. Plusieurs questions se posent.

La première porte sur les techniques de creusement : peut-on creuser l’ensemble des galeries avec un tunnelier comme prévu aujourd’hui ? Quelles conséquences ce choix a-t-il sur l’aménagement du chantier, les tunneliers étant d’imposantes machines ?

Prolongez la lecture de la RGN

Cet article est réservé aux adhérents de la SFEN. Pour lire la suite et avoir accès à l’ensemble de nos archives, abonnez-vous à la Revue Générale Nucléaire.

Entretien avec François Besnus, directeur des déchets et de la géosphère, IRSN. Propos recueillis par Boris Le Ngoc, RGN

  • Cigéo
  • Déchets radioactifs
  • Grand Est
  • Sûreté