5/11 - La planification 4D, cheville ouvrière de l’EPR2 - Sfen

5/11 – La planification 4D, cheville ouvrière de l’EPR2

Publié le 18 janvier 2022 - Mis à jour le 15 février 2022
  • EPR 2
  • transformation digitale

La planification 4D fait partie intégrante du projet EPR 2 qui, outre les évolutions de design issues du retour d’expérience des EPR, se caractérise par une évolution des modes de construction. Cet outil numérique permet de visualiser et d’optimiser le déroulement d’un chantier afin de limiter au maximum les aléas.

La planification 4D est devenue l’un des outils standards des grands chantiers tous secteurs confondus. La 4D se caractérise par le couplage des maquettes 3D et du planning afin de sécuriser la construction, c’est-à-dire d’assurer et d’optimiser le bon avancement des opérations.

« Ce couplage permet de visualiser les dates-clés du projet ainsi que l’enchaînement des séquences de construction dans l’environnement 3D », développe Éric Pannetier, responsable du pôle Préparation de la construction au sein du projet EPR 2, chez EDF. L’EPR 2 est une version optimisée du réacteur EPR tel qu’on le connaît à Flamanville. Il en reprend tous les atouts, parmi lesquels un réacteur de forte puissance (1 670 MWe) pensé pour une exploitation d’au moins 60 ans, avec des performances de sûreté et d’environnement parmi les plus élevées au monde. Spécificité de l’EPR 2 : il est conçu pour être construit par paire. Dans un premier temps, il faut viser un programme d’au moins trois paires, afin de maximiser les opportunités d’industrialisation et de standardisation. Ce renouvellement partiel du parc nucléaire permettra de sécuriser un socle de production d’énergie à la fois compétitive, pilotable et bas carbone.

Planifier et optimiser

Les deux ambitions sont de planifier la construction lors de la phase préparatoire et suivre en les optimisant les opérations en phase de chantier. La première phase consiste à fiabiliser le planning de construction depuis les séquences d’aménagement du site, en passant par les séquences de génie civil et de montage. « Nous faisons des focus spécifiques sur les interfaces clés entre ces différentes disciplines. Cela nous permet aussi de valider le plan d’installation de chantier avec les différents intervenants. Notre projet de construction est aujourd’hui adossé au site de Penly, qui est un site relativement étroit, explique Éric Pannetier. Il y a donc un fort enjeu lié à l’occupation des sols, et grâce à la 4D, au plus près du moment d’intervention, nous allons allouer les différentes zones d’installation des titulaires notamment pour stocker le matériel préfabriqué ».

La seconde phase débute dès les premiers travaux sur site. Cela surviendrait fin 2023 début 2024 pour la première tranche EPR 2 en France, selon la proposition d’EDF remise au gouvernement en mai dernier. Elle se poursuit jusqu’à la mise en service des tranches. « Quand nous en serons à la phase de réalisation, nous préparerons les activités et partagerons avec les différents acteurs du chantier, grâce à la 4D, des travaux à exécuter sur les six mois à venir, pour gérer les co-activités, préparer la logistique, et éventuellement réordonnancer les activités en cas d’aléas. Nous visons une meilleure maîtrise des opérations en étant en lien direct avec le terrain, et la 4D nous permettra de collecter in situ ce qui est fait et ce qui ne l’est pas ».

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Par Gaïc Le Gros, Sfen I Photo © EDF – Outils de planification 4D dans le cadre du projet EPR 2.

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