4/11 – Combien de personnes ont-elles été affectées ? - Sfen

4/11 – Combien de personnes ont-elles été affectées ?

Publié le 28 février 2015 - Mis à jour le 28 septembre 2021
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Commandée par l’ONG Green Cross (fondée par Mikhaïl Gorbatchev après l’accident de Tchernobyl), cette étude a été menée pour comprendre combien de personnes ont été diversement affectées par l’accident nucléaire qui a suivi le tremblement de terre et le tsunami. 

Le 11  mars 2011, un tremblement de terre de magnitude 9 et le tsunami qui s’est ensuivi ont créé une succession d’événements conduisant à l’accident nucléaire de Fukushima Daiichi. Comme celui de Tchernobyl, l’accident de Fukushima a été classé au niveau 7 de l’échelle INES. Selon des estimations de TEPCO, les rejets de particules radioactives (iode 131, césium 134, césium 137 et gaz rares) dans l’atmosphère correspondraient à moins de 15 % des rejets émis lors de l’accident de Tchernobyl [1]. Près de 80 % de la radioactivité rejetée lors de l’accident de Fukushima ont été déposés dans l’Océan et les 20 % restants pour la plupart dispersés dans un rayon de 50 km au nord-ouest de la centrale [1].

Cet article résume les enseignements d’une étude menée pour Green Cross Suisse sur les populations affectées par la catastrophe

L’objet de l’étude était de compiler les informations qui vont aider à comprendre le plus complètement possible les impacts de la catastrophe et plus particulièrement le nombre de personnes potentiellement affectées, directement ou -indirectement, au Japon et au-delà.

La méthode

L’étude repose sur une approche systématique d’acquisition d’informations sur le nombre de -personnes affectées par la catastrophe de Fukushima, tant par la radioactivité que par le stress psychologique. Ainsi, « être affecté » est interprété largement et inclut les personnes évacuées à cause des rejets radioactifs, déplacées temporairement ou de manière permanente de leurs résidences. Pour identifier les informations sur les populations exposées, nous avons utilisé Google et ses outils de recherche Google Scholar et PubliMed pour identifier les sites, rapports d’agences, études scientifiques et articles pertinents.

Dans notre rapport, les « individus affectés négativement » ont été exposés aux radiations et autres facteurs de stress et donc soumis à un risque potentiel de conséquences à court et moyen termes relatives à ces expositions. Parmi eux, nous examinons l’ampleur de l’exposition des différents groupes, en particulier de ceux qui sont considérés avoir été exposés à des doses de rayonnement plus élevées ainsi que ceux qui avaient des expositions plus faibles, y compris ceux qui vivent dans les zones où les aliments, l’eau et/ou la végétation se sont révélés être contaminés. Notre définition d’ « exposé » est étendue à ceux qui ont été touchés par les procédures d’évacuation après la catastrophe (laissant leurs maisons et leurs communautés, école, et les patients dans les hôpitaux des zones d’évacuation), indépendamment du fait qu’ils aient pu rentrer chez eux ou être toujours déplacés 4 ans plus tard.

Les résultats

Une catastrophe nucléaire, comme toute autre catastrophe, peut avoir de multiples conséquences potentielles qui peuvent affecter les populations directement ou indirectement. L’accident de Fukushima a été précédé par deux catastrophes naturelles qui ont submergé les systèmes de secours, avant même le début des problèmes sur les réacteurs. 

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Par Jonathan M. Samet, M.D., M.S., Dayana Chanson, M.P.H., Département de Médecine Préventive – Université de Californie du Sud – Los Angeles