4/11 – Le changement climatique, un problème (aussi) économique - Sfen

4/11 – Le changement climatique, un problème (aussi) économique

Publié le 30 avril 2015 - Mis à jour le 28 septembre 2021
centraleblaye

Enjeux et apports des économistes

L’histoire de l’humanité montre que nos sociétés ne savent pas faire de croissance sans une énergie abondante et bon marché. À la fin du XIXe siècle, la première révolution industrielle s’est appuyée sur la consommation d’énergies fossiles, principale source d’émissions de dioxyde de carbone, pour soutenir l’essor économique. Depuis, la production mondiale, la consommation d’énergie fossile et les émissions de gaz à effet de serre (GES) se sont engagées sur des trajectoires de croissance parallèles. Le réchauffement climatique en cours est un sous-produit de la croissance passée, et sa prise en compte passera par une gestion de la croissance future.

En effet, la lutte contre le changement climatique n’est pas seulement l’affaire des climatologues, physiciens, météorologues ou encore chimistes… La contribution des économistes est aussi importante. Ils élaborent des instruments permettant de concevoir le problème climatique dans une globalité humaine (« le plus grand bien du plus grand nombre ») et de le gérer efficacement. L’apport des économistes est double. D’abord, ils réalisent un travail de prospective technico-économique pour estimer des trajectoires d’évolution possibles du « système-monde » – un exercice difficile soumis à des aléas et des incertitudes surtout lorsqu’il s’inscrit sur une longue période (ruptures technologiques imprévisibles). C’est une contribution qui vient compléter les travaux du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). Puis, ils élaborent les concepts et instruments économiques qui permettront d’atteindre les objectifs climatiques au moindre coût – pour l’homme, la société, et les économies du monde développé et de toute la planète ; à charge pour les « politiques » de les mettre en œuvre.

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par Jacques David (CEA) – Boris Le Ngoc (SFEN)