2/11 – L’énergie nucléaire est une partie de la solution
Le monde a besoin de toutes les énergies bas carbone
Le défi est historique : dans 35 ans, 80 % de l’électricité devra être bas carbone3. Aujourd’hui, 70 % de l’électricité mondiale est tirée des énergies fossiles et constitue ainsi la principale source d’émission de CO2. A contrario, les énergies bas carbone ne représentent que 30 % du mix électrique. Pour inverser la tendance, d’importants efforts sont nécessaires, d’autant que la part des énergies fossiles ne -faiblit pas : depuis 2010, la croissance du charbon a été supérieure à celle de toutes les énergies non–fossiles combinées4. Depuis 1990, année de référence du protocole de Kyoto, les émissions de CO2 n’ont cessé de croître (+ 60 %)5. Si le mix électrique reste dominé par les énergies fossiles, la hausse de température moyenne du globe sera de 6 °C6. Et les conséquences seront irréversibles.
L’équation est complexe
Il faut à la fois diminuer les émissions de CO2 et répondre aux besoins élémentaires de l’humanité. En 2050, la population mondiale comptera 9,6 milliards de personnes7. Même significatifs, les progrès en matière d’efficacité énergétique ne seront pas suffisants face à la hausse de la demande en électricité, plus rapide que la demande d’énergie.
Les scénarios de l’AIE8, ambitieux en termes d’efficacité énergétique, prévoient une augmentation de la demande d’électricité allant de 80 % si on limite le réchauffement à 2 °C, à 130 % si le réchauffement est de 6 °C, principalement portée par les économies émergentes.
La lutte contre le changement climatique ne doit pas compromettre le développement des pays émergents. 1,2 milliard9 de personnes, l’équivalent de la population de l’Inde ou de l’Afrique, n’a pas encore accès à l’électricité. Et 2,8 milliards utilisent le bois ou d’autres produits de la biomasse pour cuisiner et se chauffer, produisant une pollution nocive pour leur santé.
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