8/11 – Royaume-Uni : vers un mix énergétique bas carbone et compétitif
L’ambassadeur du Royaume-Uni en France, Sir Peter Ricketts, revient sur la coopération entre le Royaume-Uni et la France en matière énergétique. Deux questions cruciales sont intimement liées : le changement climatique et l’accès à une énergie décarbonée, sûre et compétitive. Les deux pays collaborent étroitement pour assurer un avenir sobre en carbone. Et, des deux côtés de la Manche, le nucléaire jouera un rôle majeur.
Le Royaume-Uni est à 100 % engagé dans le sommet -climatique de Paris, la COP21. Nous soutenons pleinement la présidence de la France lors de cet événement et sommes persuadés qu’un accord historique est possible.
Par ailleurs, nous considérons que la lutte contre le changement climatique et la relance de notre programme nucléaire sont liées. Le développement de la prochaine génération de réacteurs nucléaires est pour nous d’une importance stratégique.
L’engagement du Royaume-Uni
Le changement climatique est au carrefour de plusieurs enjeux. Il y a d’abord un volet majeur : le volet environnemental. Puis il y a d’autres défis, régaliens, comme la sécurité énergétique et l’économie. Ainsi, pour de nombreux pays, il faudra parvenir à accorder objectifs climatiques et développement économique. Un véritable challenge pour les jeunes ingénieurs !
Comme l’a expliqué Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères français, la COP21 pourrait bien être la dernière opportunité de parvenir à un accord international à même de limiter les émissions mondiales de gaz à effet de serre et rester sous la barre des 2 °C. L’opportunité est donc historique.
Le Royaume-Uni est pionnier dans l’aventure climatique. En 2006, l’économiste Sir Nicholas Stern mettait en lumière l’impact du climat sur notre économie. Deux ans plus tard, en 2008, notre pays s’est engagé avec le « Climate Change Act » en inscrivant dans la loi les objectifs de réductions d’émissions de CO2. Ces objectifs sont très ambitieux : réduire de 80 % en 2050 nos émissions. Nous les avons déjà réduites d’un quart ! À l’avenir, le Royaume-Uni compte bien rester pionnier. C’est d’ailleurs tout l’enjeu de « l’Electricity Market Reform » qui crée les conditions nécessaires aux investissements dans les technologies bas carbone à des coûts abordables pour le citoyen.
Cet article est réservé aux adhérents de la SFEN. Pour lire la suite et avoir accès à l’ensemble de nos archives, abonnez-vous à la Revue Générale Nucléaire.