[Le nucléaire en chiffres] 7 fois moins cher : la voiture électrique creuse l’écart grâce au nucléaire - Sfen

[Le nucléaire en chiffres] 7 fois moins cher : la voiture électrique creuse l’écart grâce au nucléaire

Avec sa série « Le nucléaire en chiffres », la RGN décrypte les grandes tendances du secteur à partir des données clés. La flambée des prix du pétrole liée à la crise au Moyen-Orient remet en lumière un écart structurant : en France, rouler à l’électrique coûte jusqu’à sept fois moins cher que le thermique. Un avantage qui repose directement sur le parc nucléaire.

Quatre ans après le déclenchement de la guerre en Ukraine, la crise géopolitique au Moyen-Orient provoque une nouvelle hausse des prix des carburants en Europe. En France, en avril 2026, le gazole atteint 2,28 €/L (+9,58 % sur un mois) et le SP95 2,034 €/L (+5,99 %)[1]. Dans ce contexte, l’écart de coût entre motorisations thermiques et électriques se creuse fortement – mettant en évidence les caractéristiques du système énergétique français.

Un coût d’usage largement découplé des marchés fossiles

En comparant le coût mensuel d’utilisation de trois types de motorisation — diesel, essence et électrique — sur la base d’un usage moyen en avril 2026, le constat est sans ambiguïté :

Tableau 1: Coût mensuel d’utilisation pour les voitures électrique, diesel et essence

Source: Sfen

Malgré son coût d’achat plus important, le véhicule électrique affiche un coût d’usage nettement inférieur à celui des motorisations essence et diesel.

Cet écart s’explique par la structure du système électrique français, largement fondé sur le nucléaire, dont les coûts de production sont stables et peu exposés aux tensions géopolitiques sur les hydrocarbures.

Énergies fossiles : la dépendance qui coûte cher à la France

Pourtant, au global, la France reste fortement dépendante des énergies fossiles. Selon le Service des données et études statistiques (SDES)[2], « en 2024, 59,6 % de l’énergie finale à usage énergétique provient encore des énergies fossiles ».

La France dispose pourtant un avantage stratégique important grâce à son parc nucléaire. Le pays produit une électricité abondante, compétitive et décarbonée. En 2025,  La production nucléaire a atteint 373 TWh, soit une hausse de 3,1 % par rapport à 2024.

Sans compter bien sûr l’aspect environnemental, elle offre aux utilisateurs de véhicules électriques une mobilité largement décarbonée. À titre de comparaison, sur pour le mois d’avril 2026, une voiture diesel a émis en moyenne 90 kg de CO₂ et un véhicule essence environ 123 Kg[3] . Pour la voiture électrique, même si elle n’émet pas de CO2 directement, son bilan carbone peut être rapporté à celui des émissions du mix électrique français : 21Gco2eq/kWh[4]On obtient une estimation de 0,41 kg de CO₂ soit 300 fois moins qu’un véhicule essence et près de 220 fois moins qu’un véhicule diesel.  ■