[Webinaire] Combustibles nucléaires : quels enjeux pour les réacteurs avancés ?
Alors que les réacteurs nucléaires innovants gagnent en maturité, la Sfen publie une note technique sur les combustibles associés à ces technologies. Les auteurs de ce document sont revenus lors d’un webinaire le 18 décembre 2025, mettant en avant les enjeux d’une filière en structuration, entre approvisionnement, maturation, qualification et intégration dans le cycle du combustible.
La Sfen a organisé le 18 décembre un webinaire pour présenter la note technique « Petits réacteurs nucléaires innovants : l’enjeu des combustibles », rédigée par la section technique « Cycle du combustible » (ST5) et publiée le même jour. Ce document de référence se concentre sur les besoins des futurs réacteurs de trois grandes familles de technologies : le Triso pour la haute température (HTR), le Mox pour les neutrons rapides (RNR) refroidis au sodium ou au plomb, et les sels combustibles pour les réacteurs à sels fondus (RSF). Ces combustibles présentent un niveau de maturité et des enjeux très hétérogènes.
Concernant le design des combustibles, des concepts ont déjà été développés pour les HTR (États-Unis, Allemagne, Chine, Japon) et les RNR (France, Russie), ce qui n’est pas le cas pour les sels fondus. Concernant l’approvisionnement en matière nucléaire fissile, l’enrichissement de l’uranium naturel pour atteindre de l’Haleu ne pose aucun verrou technique, mais reste monopolisé en termes de capacité par la Russie.
Pour les combustibles au plutonium, « au-delà du chargement des premiers cœurs nécessitant un apport exogène en Pu, les besoins ultérieurs dépendent à la fois du facteur de régénération en Pu, des durées de cycle ainsi que des capacités industrielles de traitement », souligne la note technique. En termes de fabrication, il n’existe pas de verrou technologique pour les HTR. Pour les RNR Mox, « la France dispose d’un savoir-faire très conséquent, mais ne dispose plus de ses installations historiques de gestion des matières, là aussi, des investissements seront nécessaires ».
La France dans la course
De manière globale, l’Hexagone est « particulièrement bien positionnée au niveau mondial, par la présence de son industrie sur l’ensemble des étapes au travers desquelles se déclinent les différentes approches de la gestion du combustible nucléaire ». La France peut aussi s’appuyer sur une expérience historique, notamment sur la filière des réacteurs à neutrons rapides refroidis au sodium, de Rapsodie jusqu’à Superphénix.
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