28.03.2019

10/10 - Eau, centrales nucléaires et changement climatique

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Par Alain Vicaud, représentant des producteurs d’électricité au Comité de bassin Seine-Normandie. Anciennement EDF – Production Nucléaire – Directeur de l’environnement et de la prospective

Depuis plusieurs années, des hausses records de température, des pics de canicule, des sécheresses prolongées, sont observés en France et dans le monde. Comment les centrales nucléaires se sont-elles préparées à ces changements ?

Pour définir leur stratégie territoriale d’adaptation au changement climatique, les six comités de bassin de l’Agence de l’eau retiennent comme perspectives hydrologiques nationales pour les prochaines décennies : un échauffement moyen des eaux douces de surface de 1 à 2 °C, une baisse des débits estivaux de 10 % à 30 %, voire 50 % localement, une baisse du niveau des eaux souterraines et des événements extrêmes plus fréquents : sécheresses, inondations, tempêtes.

Ainsi, même si ces projections issues des résultats des travaux du GIEC intègrent des incertitudes liées aux scénarios retenus, aux modèles de connaissances utilisés et aux traitements statistiques, il faut se préparer à des périodes caniculaires, des sécheresses possiblement plus marquées et plus fréquentes à l’avenir. Une augmentation possible de l’intensité des crues avec des séquences de pluies importantes est également projetée.

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