Les prix Sfen

Depuis 1983, les PRIX Sfen récompensent chaque année des travaux, des études, des mémoires ou d’autres contributions traitant de l’énergie nucléaire, de ses applications industrielles et de la sûreté. 

Les travaux salués par les Prix Sfen peuvent être scientifiques, techniques, biologiques, médicaux, sociaux, d’information ou encore économiques.

  • GRAND PRIX Sfen - Récompense une contribution scientifique, individuelle ou collective destinée au développement de l’énergie nucléaire.
  • PRIX JACQUES GAUSSENS - Récompense un jeune chercheur de moins de 35 ans. Prix doté de 1000 €.
  • PRIX JEAN BOURGEOIS - Récompense un chercheur pour sa thèse (déjà soutenue). Prix doté de 1000 €.
  • PRIX DE L'INNOVATION TECHNOLOGIQUE - Récompense une équipe porteuse d’un projet innovant, déjà mis en oeuvre.
  • PRIX ENSEIGNEMENT ET FORMATION - Récompense un ouvrage scientifique ou technique.​
  • PRIX INFORMATION DU PUBLIC - Récompense un projet de communication destiné au grand public.

➡️

comment-postuler-jayet-stephanie.jpg

Pour postuler

Les travaux présentés peuvent avoir été publiés mais doivent nécessairement être récents.

Le Comité des Prix est composé du Délégué Général et de représentants des sections techniques. Le comité examine et évalue les dossiers de candidatures et désigne les lauréats. Les Prix sont remis lors de l’Assemblée Générale de la Sfen qui aura lieu en 2021.

Envoyez votre dossier de candidature avec :

  • Lettre de motivation.
  • CV (de tous les contributeurs si travail collectif).
  • Résumé (1 à 2 pages).
  • Document de travail (thèse, livre, publications, film, ...).

 

 
ENVOYER VOTRE DOSSIER PAR MEL AVANT LE (à définir) :
Tél. : 01 53 58 32 13
 

 

En savoir plus

Réduire

uic_prix-sfen_2020.jpg

Les lauréats 2020

Prix Sfen 2020 pour récompenser des travaux et publications sur l’énergie nucléaire.

La cérémonie de remise des Prix Sfen 2020 s’est déroulée le 8 septembre dans les locaux de l’Union internationale des chemins de fer (UIC) à Paris. L’opportunité était donnée de récompenser des femmes et des hommes pour leurs travaux et publications sur l’énergie nucléaire. Il s’agit en 2020 de la 37e édition des Prix Sfen.

Prix Sfen de l’enseignement et de la formation

Ce prix a été attribué à Abdallah Lyoussi, Michel Giot, Michel Carette, Ludo Vermeeren, Christelle Reynard-Carette et André Chabre pour la mise en oeuvre des conférences ANIMMA « Advancements in Nuclear Instrumentation Measurement Method and their Applications ». Créée en 2009, et organisée tous les deux ans, cette conférence internationale a pour objectif de réunir les spécialistes et experts académiques, les industriels, les étudiants et doctorants, spécialistes en instrumentation et mesure nucléaire. Cette conférence se distingue par l’organisation d’un module dédié à la formation et l’enseignement sous forme de « short courses » et de workshops, permettant ainsi de former des jeunes étudiants. Enfin, cette conférence a donné naissance, en 2019, à l’Institut de sciences de la fusion et de l’instrumentation en environnement nucléaire (ISFIN de l’Université Aix-Marseille) auquel le CEA, l’IRSN et EDF sont associés.

Prix Bertrand Barré*

Anciennement Prix de l’information du public, le Prix Bertrand Barré a été remis cette année à Paul Reuss pour ses trois ouvrages intitulés : Réacteurs nucléaires, L’Énergie, et Matière et lumière. Ils ont été publiés en 2019 dans la collection « Les Étincelles du savoir » des éditions « À vol d’oiseaux ». Ils ont la particularité de s’adresser à des jeunes adolescents, dans la tranche des 10-12 ans, et ont un socle commun, l’énergie et son interaction avec la matière. Présentés de manière ludique et claire, ces ouvrages transmettent les connaissances de base sur la matière, nos habitudes de consommation, les réserves et le mix énergétique, la sûreté nucléaire, le cycle du combustible, les réacteurs nucléaires et les déchets radioactifs. En particulier, le dernier chapitre du 3e ouvrage « Matière et lumière » interroge les jeunes sur l’avenir du nucléaire.

Prix Sfen de l’innovation technologique

Cette année, ce prix est attribué à deux équipes ex aequo :

- à Damien Chabroux, Antoine Benoit, François Chanel, Carole Mai, Sélim Benfeddoul, Grégoire Moreau et Mohammed Meftah pour le projet CURIOSITY ou Le data analytics au service de la maintenance. CURIOSITY est le premier projet mettant en œuvre le Big Data Analytics pour le parc EDF en exploitation. Cet outil relevant de l’intelligence artificielle fournit des interfaces d’analyses, à l’aide de nombreux paramètres (températures, vibrations, débits etc.), en vue de détecter des dégradations de matériels sur une tranche de réacteur ou du parc nucléaire. Il deviendra un outil indispensable pour la prolongation de la durée de fonctionnement des réacteurs, l’optimisation de leur maintenance et de la périodicité des interventions, des aides à la conduite de réacteurs en salle de conduite.

- Et à Carl Zinoni, L. Janvier et W Glayse pour le Système de mesure multifonction à fibres optiques pour des mesures de sûreté en conditions d’irradiation extrême. Cette mesure par fibres optiques doit permettre d’assurer le niveau de sûreté le plus élevé des dispositifs expérimentaux du réacteur Jules Horowitz ; dispositifs qui seront soumis à des flux très intenses de neutrons et de rayons gamma ne permettant pas l’utilisation des capteurs classiques. Pour répondre à ce niveau d’exigence, TechnicAtome a développé avec des PME françaises tel que ARCYS et SEDI-ATI un guide d’onde optique qui réalise une mesure de réflectivité déportée. Ce capteur très polyvalent capable de fonctionner dans des conditions très sévères a été testé avec succès sur le réacteur ISIS.

Prix Sfen Jean Bourgeois de la meilleure thèse

Ce prix a été remporté par Laura Clouvel pour sa thèse intitulée « Quantification de l’incertitude du flux neutronique rapide reçu par la cuve d’un réacteur à eau pressurisée », préparée au Service d’études des réacteurs et des mathématiques appliquées (DM2S/SERMA) du CEA Saclay. La thèse traite de la quantification des incertitudes liées au calcul de la fluence neutronique de la cuve d’un réacteur REP pendant son fonctionnement.

Une mention a été attribuée à Thomas Marchais pour sa thèse « Optimisation des mesures de spectrométrie gamma pour la prospection de l’uranium », réalisée au Laboratoire de mesures nucléaires du CEA Cadarache. Il a développé deux nouvelles méthodes de caractérisation de la teneur en uranium par spectrométrie gamma haute et basse résolution. Il a ensuite validé expérimentalement ces développements sur des dizaines d’échantillons fournis par Orano Mining. Trois brevets ont été déposés.

Prix Jacques Gaussens du jeune chercheur

Ce prix, qui récompense un chercheur de moins de 35 ans pour un travail approfondi dans le domaine scientifique ou technique, a été remis à Pierre-François Giroux, ingénieur-chercheur au Service de recherches métallurgiques appliquées (SRMA) du CEA Saclay, pour ses travaux sur la « métallurgie des poudres dans les procédés de fabrication d’aciers à hautes performances pour l’industrie nucléaire ». Il s’est particulièrement intéressé aux procédés basés sur la métallurgie des poudres : la mécanosynthèse et la fabrication additive. Ses recherches l’ont conduit à se focaliser d’une part sur l’acier 316L, matériau de nombreux composants des réacteurs REP actuels et des futurs réacteurs de 4e génération, et d’autre part sur les aciers ferrito-martensitiques renforcés par dispersion d’oxydes (ODS), le futur matériau de gainage des combustibles pour les réacteurs à neutrons rapides.

Grand Prix Sfen

Le Grand Prix Sfen a été attribué à « CATHARE 3 : Code Avancé de THermohydraulique pour les Accidents de Réacteurs à Eau », porté par Erwan Adam, Philippe Dufeil, Gauthier Fauchet, Philippe Fillion, Kim-Claire Le Thanh, Anouar Mekkas, Christophe Perrotin et Raphaël Prea. CATHARE est le principal code de thermohydraulique et l’un des outils de simulation numérique majeurs du nucléaire français. Il est utilisé aussi bien pour les réacteurs actuels que pour les études R&D ou de design des futurs réacteurs et de génération 4. La version 3 livrée aux industriels fin 2019 et dont le développement a démarré il y a une dizaine d’années offre désormais une modélisation géométrique en 3D et un couplage avec les autres codes du nucléaire qui n’existaient pas dans les versions précédentes. CATHARE 3 apporte des améliorations significatives notamment en ce qui concerne la modélisation du coeur et des gouttes d’eau présentes dans la phase vapeur. Cette nouvelle version CATHARE 3 devrait être utilisée dans les études portant sur la 4e visite décennale des réacteurs de 1300 MWe.

 

* Physicien français (1942 – 2019). Entre en 1967 au CEA. Devient attaché nucléaire auprès de l’Ambassade de France aux États-Unis, directeur des réacteurs nucléaires au CEA, directeur de l’ingénierie à TechnicAtome, directeur de la recherche et développement à Cogema et directeur de la communication scientifique à Areva. Il donne des cours en parallèle à l’INSTN et intervient activement au sein d’associations nucléaires à l’international et au sein de l’AIEA.

 

Société française d’énergie nucléaire

Faire avancer le nucléaire

À propos de la Sfen

Société savante, la Sfen a pour mission le développement des connaissances de toutes celles et ceux qui s’intéressent à l’énergie nucléaire. Communauté scientifique et technique, la Sfen est un lieu de discussion libre et ouvert, qui a dans ses gènes la curiosité, le questionnement et la rigueur intellectuelle. Sans esprit militant, la Sfen a pour ambition de réfléchir à la place de l’énergie nucléaire pour notre avenir commun. En portant un regard neuf sur le nucléaire, ses enjeux, ses acteurs et ses bénéfices, et en restant à l’écoute des autres disciplines, la Sfen participe à créer une réflexion commune pour faire avancer le nucléaire.

En savoir plus

Réduire

270619-001lowres_logo.jpg

Les lauréats 2019

La 36ème édition des prix SFEN s’est déroulée, le jeudi 27 juin 2019, à la Bibliothèque Nationale de France, et a permis de récompenser des hommes et des femmes engagés pour promouvoir la recherche et l’innovation dans les technologies nucléaires.

Prix SFEN de l’Enseignement et de la Formation

Ce prix a été attribué à Serge Quaranta, délégué territorial d’ENGIE en Normandie pour « Action
Soudage Cotentin
», une formation d’une durée de six mois qui répond aux besoins conséquents de
soudeurs qualifiés dans cette région. Cette formation a été créée conjointement par la Chambre de
Commerce et d'Industrie Ouest Normandie et les entreprises du territoire. Elle est pilotée par la CCI
Ouest Normandie avec l’implication forte de Pôle emploi et des partenaires comme l’Union des
industries et métiers de la métallurgie (UIMM) de la Manche et la Maison de l'emploi et de la formation
(MEF) du Cotentin. Plus de 95 % des stagiaires qui ont suivi la première formation en 2018 ont trouvé
un emploi sur la durée.

Prix SFEN de l’Information du Public

C’est la direction de la communication Energies d’EDF* en collaboration avec le youtubeur, Germain
O'livry - alias Dr Nozman -, spécialisé dans la vulgarisation scientifique, qui a remporté le prix de
l’Information du Public. Il concerne la production et la publication d'une vidéo pédagogique sur le
fonctionnement d'une centrale nucléaire « Je rentre au coeur d'une centrale nucléaire ». Cette
vidéo a été réalisée sur la centrale de Saint-Alban et a totalisé plus de 750 000 vues sur YouTube.
Elle explique d’une manière accessible l’énergie nucléaire, le cycle du combustible, les déchets, audelà
du fonctionnement d’une centrale, sans omettre les événements de Three Miles Islands et de
Tchernobyl. Cette vidéo permet de casser l'image "austère" du nucléaire et d’en parler sans tabou. Dr
Nozman est considéré aujourd’hui comme le plus grand vulgarisateur scientifique francophone,
comptant plus de trois millions d'abonnés sur YouTube.
*Agnès Nemes, Alexandre Hoël, Philippe Nesme, Sandrine Dyèvre et Chloé Boizart

Prix SFEN de l’Innovation Technologique

Après cinq ans d’existence, ce prix de l’Innovation Technologique a été remis à Julien Lagarde,
Aurélien Schwartz et David Pineau, fondateurs de la start-up METROSCOPE, issue du groupe EDF,
pour le logiciel METROSCOPE. Ce logiciel permet un diagnostic précoce et fiable de la performance
des centrales nucléaires, et ainsi améliorer la maintenance en exploitation des tranches, en détectant
rapidement des défaillances potentielles de fonctionnement. Il est déjà déployé industriellement sur
plusieurs centrales nucléaires.

Une mention a été attribuée au dossier de la start-up ICOHUP, leader de la transformation numérique
de la radioprotection, pour sa solution de radioprotection 100 % numérique, basée sur un réseau de
capteurs permettant de remonter en temps réel au niveau de radioactivité. L’objectif est de minimiser
les risques d'exposition et d’améliorer la sécurité des personnes, dans les domaines de l’industrie
nucléaire, de la santé (médecine nucléaire) ou de l'environnement.

Prix Jean Bourgeois de la meilleure thèse

Cette année, ce prix a été remporté - ex-aequo - par deux doctorants :


- Martin Leurent, pour sa thèse intitulée « Nuclear plants as an option to help decarbonising the
European and French heat sectors? A techno-economic prospective analysis
». Martin Leurent
a préparé sa thèse au CEA, avec le soutien de Centrale Supelec et de l’IE2N. Cette étude développe
le rôle que pourrait avoir les Réacteurs nucléaires à Eau sous Pression (REP) dans la production
d’énergie pour le secteur du chauffage qui, aujourd’hui, constitue un des enjeux de réduction de gaz à
effet de serre.

- Tom Petit pour sa thèse « Compréhension et modélisation d’essais de ténacité avec pop-in :
application à l’aluminium 6061-T6 et influence de l’irradiation neutronique
», préparée au CEA
Saclay. Elle porte sur la compréhension du comportement mécanique sous irradiation de cet alliage
d'aluminium constitutif du caisson du futur réacteur expérimental Jules Horowitz (RJH).


-Une mention a été attribuée à Mauricio Tano Retamales pour sa thèse intitulée « Development of
multi-physical multiscale models for molten salts at high temperature and their experimental
validation », conduite au CNRS à Grenoble. Les travaux portent sur la conception d’un outil de
modélisation pour les réacteurs à sels fondus et traitent des principaux domaines physiques (chaleur,
thermodynamique, etc.).

Prix Jacques Gaussens

Ce prix, qui récompense un chercheur de moins de 35 ans pour un travail approfondi dans le domaine
scientifique ou technique, a été attribué à Kimberley Colas, ingénieure-chercheure au CEA Saclay.
Sa carrière a commencé à l’Université de Pennsylvanie, sous la direction du professeur Arthur Motta,
où ses travaux de thèse ont permis des avancées significatives sur le comportement des alliages de
zirconium en réacteur (réorientation des hydrures). Au CEA, Kimberley Colas a élargi son champ
d’investigation en étudiant également le comportement des alliages d’aluminium sous irradiation. Elle
a en parallèle développé l’installation de la Sonde Atomique Tomographique pour l’étude des
matériaux irradiés, objet d’un brevet. Ses travaux sont présentés dans des conférences
internationales et de nombreuses publications scientifiques. Elle encadre des thèses en apportant ses
compétences sur la Sonde Atomique Tomographique et sur les matériaux irradiés.

Grand Prix SFEN


Le Grand Prix SFEN a pour objectif de récompenser une oeuvre de caractère scientifique ou
technique, individuelle ou collective, concernant l'énergie nucléaire.

Cette année le Grand Prix a été attribué ex-aequo à deux dossiers :


- la « Réalisation du premier essai du programme international CABRI (CIP) mettant en oeuvre
la boucle à eau expérimentale de CABRI
». Ce programme est porté par le CEA et l'IRSN, en
partenariat avec EDF et douze pays étrangers, sous l’égide de l’OCDE/AEN. Il vise à étudier le
comportement des crayons de combustible lors d’un accident d’injection de réactivité (RIA - éjection
de barre de commande) dans les réacteurs REP. Après plus de dix ans de travaux de modifications
du réacteur CABRI et l’installation d’une boucle à eau fortement instrumentée, le premier essai, réalisé
en avril 2018, a permis de faire varier la puissance de 100 kW à 20 GW en quelques millisecondes.Il a démontré le bon fonctionnement des circuits et équipements de mesure permettant d’engager les
autres essais prévus par ce programme international unique en son genre.

- les « Scénarios industriels du nucléaire français à long terme - travaux 2013 - 2018 » est un
dossier porté par les quatre acteurs majeurs du nucléaire français, le CEA, EDF, Orano et
Framatome. Ils se sont associés pour développer des scénarios de déploiement des installations
nucléaires (réacteurs et usines), en regard des contraintes économiques, technologiques et
stratégiques de l’industrie nucléaire en France. Les scénarios proposés s’inscrivent dans le cadre de
demandes, en 2012, des ministères de tutelle et du Plan National de Gestion des Matières et des
Déchets Radioactifs (PNGMDR). De nombreux enseignements ont été tirés de cette étude, relatifs à
la durabilité du nucléaire, la maturité industrielle et économique des énergies renouvelables, les
options possibles pour améliorer la durée des parcs REP futurs, l’inventaire des combustibles MOX,
l’optimisation de l’uranium naturel, etc. Ces études ont contribué aux orientations proposées par
l’industrie nucléaire aux ministères de tutelle, et reprises dans la Programmation pluriannuelle de
l’Energie (PPE) et le Contrat stratégique de la filière nucléaire.

 

En savoir plus

Réduire