L’atome, bientôt en Afrique de l’Ouest ? - Sfen

L’atome, bientôt en Afrique de l’Ouest ?

Publié le 30 juin 2015 - Mis à jour le 28 septembre 2021
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L’Afrique a besoin d’énergie pour sa croissance, mais aussi et surtout pour améliorer la qualité de vie de ses populations. 600 millions d’Africains, les deux tiers de la population du continent, vivent sans électricité… Face à ce constat, les pays d’Afrique de l’Ouest ont créé le West African Integrated Nuclear Power Group, et posé les jalons du développement de l’énergie nucléaire dans la région.

Le groupe a été créé en avril 2015 lors de la troisième conférence africaine sur l’énergie et l’énergie nucléaire (Mombasa, Kenya). L’objectif est d’arriver à mobiliser le plus grand nombre de pays de la région vers l’élaboration d’un programme nucléaire civil en commun.

Une première réunion s’est tenue à Niamey (Niger) fin juillet, qui a réuni les représentants du Bénin, du Burkina Faso, Ghana, Mali, Niger, Nigeria et Sénégal. Ils se sont accordés sur un projet de protocole d’accord et sur un plan de travail à trois ans. 

Le texte propose aux gouvernements de reconnaître le rôle potentiel de l’énergie nucléaire en termes de « développement économique, d’amélioration de la qualité de vie et d’impact sur l’environnement ». Le texte souligne également « l’engagement indéfectible » à l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire. Le West African Integrated Nuclear Power Group a demandé aux gouvernements de se prononcer, d’ici le 15 février 2016, pour continuer les travaux de réflexion, sachant que le protocole d’accord prendra effet à partir de la signature de 4 parties.

Début août, le Parlement ghanéen a adopté une loi instituant une réglementation nucléaire. La principale mesure de cette loi est la création d’une Autorité de régulation nucléaire chargée d’encadrer l’utilisation de l’énergie atomique et de garantir la sûreté. En février, plusieurs conventions internationales sur l’utilisation de l’énergie nucléaire avaient été ratifiées, ainsi qu’un protocole d’accord avec la Russie portant sur la construction d’un réacteur de 1 000 à 1 200 MW par Rosatom.

Par la Rédaction

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