9/9 – À l’approche de la planète Mars - Sfen

9/9 – À l’approche de la planète Mars

Publié le 9 mars 2020 - Mis à jour le 28 septembre 2021
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15 juillet 1965 : pour la première fois, un engin, la sonde américaine Mariner 4 survole la planète Mars. Notre voisine est encore nimbée de mystère. Les canaux et la civilisation martienne chère à Ray Bradbury n’ont certes plus la cote depuis longtemps, mais certains scientifiques persistent à croire en la possibilité d’une forme de vie martienne. Cruelle désillusion : sur Mars, pas de canaux, pas de lacs ou de mers, mais des cratères qui la font ressembler à la Lune. Pourtant, la grande vague d’exploration robotique, formée dès le début de l’ère spatiale, ne s’arrêtera pas, avec une cinquantaine de lancements vers la planète rouge en un demi-siècle.

En 1971, le premier orbiteur Mariner 9, puis, en 1976 les atterrisseurs Viking, fournissent enfin une vision détaillée de la planète, de sa géologie, de son climat, de son histoire. La découverte de nombreux indices géomorphologiques et minéralogiques attestant d’une présence d’eau liquide abondante dans un passé lointain permit de relancer l’exploration. Cette relance, qui nous porte encore aujourd’hui, ne fut pas immédiate : trop de rêves, trop de ressources avaient été investies !

Après la salve furieuse des 25 vols de la première décennie, il fallut attendre 20 ans avant d’assister à nouveau à une mission martienne. Mais depuis, le mouvement n’a fait que s’amplifier :

2020 devrait voir l’envol de quatre missions ! Et à l’horizon robotique se présente la perspective d’un retour d’échantillons.


À retenir : ↦ Les orbiteurs martiens sont généralement équipés de panneaux solaires. Les orbiteurs allant au-delà de la planète Mars doivent être équipés de « batteries nucléaires RTG » pour subvenir à leurs besoins en énergie. ↦ « La propulsion nucléothermique pour un transit au sein du système solaire ferait un domaine intéressant de recherche pour la NASA », plaidait en juillet 2019 Elon Musk

sur Twitter, soulignant l’importance du rôle de l’agence spatiale américaine dans la R&D de technologies nucléaires, la fourniture de matières fissiles étant difficile d’accès pour les acteurs privés.

 

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Par Richard Heidmann, vice-président de l’association Planète Mars – Photo : © SpaceX – Le lanceur lourd et réutilisable Starship de SpaceX, la société d’Elon Musk.

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