10.03.2020

Tom Petit, ingénieur-chercheur ? C’est pas sorcier !

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Par la rédaction

Tom Petit est ingénieur-chercheur au Laboratoire de comportement mécanique des matériaux irradiés (LCMI) sur le site CEA Paris-Saclay. Spécialiste de la science des matériaux et plus particulièrement de la mécanique de la rupture, il a reçu en 2019 le prix Jean Bourgeois de la SFEN qui récompense un chercheur pour sa thèse.

Curieux et passionné de sciences, Tom se nourrit dès le plus jeune âge de connaissances scientifiques au travers notamment d’émissions mythiques telles que « C’est pas sorcier » ou « E=M6 ». Il s’oriente naturellement vers une filière scientifique au lycée et c’est en classe préparatoire de maths-physique que Tom se découvre une préférence pour la physique.

Il choisit la filière matériaux/procédés à l’école Centrale de Nantes, avec le souhait de se spécialiser dans un domaine très précis répondant à des problématiques industrielles. L’appétence de Tom pour la recherche se confirme dès 2014 lors de son stage au laboratoire de mécanique des fluides de l’université de Liverpool. Ne s’étant pas penché sur les questions énergétiques jusque-là, il effectue de nombreuses recherches sur les ressources et le réchauffement climatique avant d’entrer au CEA comme doctorant.

Aujourd’hui, convaincu que le nucléaire apporte une solution énergétique de premier choix à l’heure de la raréfaction des matières premières et du changement climatique, il souhaite contribuer à son développement et à sa maîtrise industrielle en France.

Ses travaux de thèse ont porté sur la compréhension et la modélisation des instabilités de propagation de fissures dans l’aluminium 6061-T6, un alliage identifié pour constituer des éléments de structure essentiels du coeur du réacteur de recherche Jules Horowitz (RJH). Ils reflètent la volonté de Tom de s’investir aussi bien dans le milieu académique qu’industriel.

Tom étudie aujourd’hui la fissuration de ses trois alliages de prédilection que sont l’aluminium, l’acier et le zirconium, notamment après irradiation. Toujours en quête de savoir et de partage, il se passionne pour les nombreuses facettes de son métier, en prenant soin de ne négliger aucune de ses possibilités : travaux à la fois expérimentaux et numériques, encadrement, conférences, recherches sur des projets industriels ou plus fondamentaux.

« J’apprécie la diversité des thématiques sur lesquelles je travaille tout en bénéficiant d’une grande autonomie, explique-t-il. J’ai aussi la chance de pouvoir transmettre et partager des connaissances à travers l’encadrement de plusieurs stages de master et d’une deuxième thèse, très prochainement », conclut le jeune chercheur.

 
Bio express
Né en1992
2009 - Bac scientifique puis classe préparatoire au Lycée Corot (91), filière maths-physique
2015  - Ingénieur centralien à l’école Centrale, à Nantes
2015 à 2018 - Doctorant au Laboratoire de comportement mécanique des matériaux irradiés (LCMI) et au Centre des Matériaux Mines ParisTech
Depuis 2018 - Ingénieur-chercheur au LCMI du CEA Paris-Saclay