24.01.2018

Le Japon mise toujours sur les centrales à charbon

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Par la rédaction et l'Ambassade de France au Japon

Le ministre de l’Environnement japonais, Masaharu Nakagawa, a regretté qu’un grand nombre de projets de construction de centrales à charbon soient lancés par les compagnies électriques japonaises.

En novembre prochain, l'énergéticien Chubu EPCo doit démarrer la construction d’une centrale d’1 GW à Shimane, pour une mise en service prévue pour 2022. Le Ministre Nakagawa espère qu’en contrepartie, la production électrique de la centrale sera limitée ou que d’anciennes centrales seront fermées.

Le Japon a pour objectif de baisser de 26 % ses émissions de CO2 entre 2013 et 2030 mais, face aux difficultés rencontrées pour redémarrer les réacteurs nucléaires et au faible intérêt porté aux énergies renouvelables (coût encore élevé et dépendance aux conditions météorologiques), les compagnies électriques se tournent vers les centrales à charbon, rendant les objectifs fixés difficiles à atteindre. Interrogé sur le sujet, le METI a simplement rappelé que les émissions japonaises ne représentent que 3% des émissions mondiales.

Le Président du Keidanren (l'équivalent japonais du MEDEF) a également répondu au ministre Nakagawa, expliquant que les exportations de centrales à charbon japonaises permettaient en un sens de lutter contre le réchauffement climatique car elles permettaient de remplacer certaines centrales en Chine, en Inde ou aux Etats-Unis par des centrales plus efficaces et donc moins polluantes.

Les réacteurs nucléaires redémarrent progressivement

Cinq réacteurs nucléaires (sur les 54 en fonctionnement avant 2011) ont été redémarrés après avoir été soumis à une batterie d’examens de sûreté. D'autres réacteurs répondent aux nouvelles exigences de sûreté (rehaussés depuis l’accident de Fukushima) et pourraient redémarrer prochainement, en particulier les réacteurs de Kashiwazaki-Kariwa 5 & 6. Le gouvernement prévoit une part de l’énergie nucléaire équivalente à 1/5 de la production totale d’électricité d’ici 2030, soit 20-22%. Cela équivaudrait à une trentaine de réacteurs redémarrés.

Cet article est un résumé d'articles parus dans la presse. Il n'engage en aucun cas ni la responsabilité de l’Ambassade de France au Japon, ni celle de son Service nucléaire.