05.02.2018

Fusion nucléaire : la coopération franco-japonaise se concrétise

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Par la rédaction

Après la validation des dernières bobines supraconductrices de champ toroïdal, la contribution du CEA à la construction du tokamak japonais JT-60SA, dédié à l’étude de la fusion nucléaire, approche de son terme.

Dix d’entre elles (sur vingt) ont été fabriquées sous la responsabilité du CEA par GE Power à Belfort. Ces bobines de près de 16 tonnes chacune s’envoleront mi-février pour Naka pour y rejoindre leurs sœurs et intégrer la structure du tokamak nippon. Ces composants essentiels pour la machine de fusion japonaise s’inscrivent dans le projet dit de l’Approche élargie à Iter.

La mise en service de JT-60SA est prévue pour l’été 2020. Il deviendra alors le plus grand tokamak au monde en fonctionnement jusqu’au démarrage d’Iter.

Une Approche élargie vers l’exploitation industrielle de la fusion

Pour soutenir la feuille de route internationale de la R&D sur la fusion qui passe notamment par le projet Iter, la Communauté européenne de l’énergie atomique (Euratom) et le gouvernement japonais ont signé en 2007 un accord baptisé « Approche élargie » (ou Broader Approach) définissant un programme de recherche et de développement en commun. Les objectifs de l’Approche élargie sont de préparer l’exploitation d’Iter, d’élargir son programme de recherche et de développer la R&D pour dimensionner un réacteur électrogène prototype, Demo, économiquement attractif. Dans le cadre de cette Approche élargie, la France s’est engagée à fournir au Japon et son nouveau tokamak toute une série d’équipements de pointe :

  • dix bobines supraconductrices et leur station d’essai

  • leurs structures mécaniques associées

  • cinq alimentations électriques spécifiques pour les aimants supraconducteurs dont l’une permettra d’alimenter en série les 18 bobines de champ toroïdal

  • l’usine cryogénique destinée à les refroidir à des températures extrêmement basses ont également été fournies