09.01.2019

Vers la confirmation du financement américain d'ITER ?

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Par la rédaction et l'ambassade de France aux Etats-Unis

Dans la deuxième et dernière partie de son « Strategic Plan for U.S. burning plasma research », un rapport commandé par le département d'Etat à l'énergie des Etats-Unis (DOE) afin de réévaluer l’intérêt de ce thème pour le pays, un panel de 19 scientifiques de la National Academies of Sciences, Engineering and Medicine (NAS) fournit ses recommandations afin d’établir une stratégie de long terme en fusion aux États-Unis. 

Une des premières conclusions est que les États-Unis bénéficient de tous les résultats de la R&D réalisée dans le cadre d’ITER, et ce alors qu’ils ne paient qu’une partie limitée du coût du projet. Pour les scientifiques, afin de capitaliser sur cet investissement et éviter de se faire dépasser par d’autres pays, les États-Unis doivent cependant, en parallèle, accélérer la recherche domestique et établir un programme national afin de construire un réacteur électrogène compact s’appuyant sur les dernières avancées technologiques.

Pour atteindre cet objectif, les États-Unis devront augmenter leur budget dans la fusion de près de 200 millions de dollars annuellement selon la NAS. Il aussi est intéressant de noter que cette conclusion a fait l’objet d’un consensus après avoir entendu les deux start-up américaines en fusion les plus financées, Commonwealth Fusion Systems (CFS) et TAE Technologies.

Les recommandations du rapport restent les mêmes depuis janvier 2018. Ces dernières années les Etats-Unis ont connu un regain d'intérêt dans le secteur de la fusion, notamment au regard de la vivacité de son écosystème de start-up développant de nouveaux concepts de technologies de fusion nucléaire. Autant d'éléments qui pourraient contribuer à faire revoir leurs positions au Sénat et à la Chambre des Représentants.

Cet article est un résumé d'articles parus dans la presse. Il n'engage en aucun cas ni la responsabilité de l’Ambassade de France aux Etats-Unis, ni celle de son Service nucléaire.