14.08.2016

Chine : six nouveaux AP1000 sinisés dans la région du Yangtze

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Par la Rédaction et l'Ambassade de France en Chine

Dans « le plan de développement s’appliquant aux agglomérations urbaines du delta du Yangtze » diffusé par la NDRC et le Ministère du Logement et de la Construction urbaine et rurale, de nouvelles centrales nucléaires seront aménagées dans les régions côtières du nord du Jiangsu et du Zhejiang ; les projets de Sanmen Phase II, de Samen Phase III et de Xiangshan Phase I seront alors intensifiés.

Selon les informations disponibles, ces 3 nouveaux projets seront équipés de 6 réacteurs AP1000 sinisés, dont 2 sur chaque site.

En novembre 2006, la Chine avait annoncé sa décision d’importer 4 réacteurs AP1000 de la compagnie américaine Westinghouse pour appuyer son programme de sinisation de réacteurs de génération III.

En mai 2007, la SNPTC avait été mise en place pour assurer le processus d’importation, d’assimilation et de maîtrise de la technologie AP1000 afin d’« unifier le choix technologique grâce à l’importation des réacteurs avancés et de mener une réforme du secteur du nucléaire chinois ».

Selon la SNPTC, la sinisation de la fabrication des équipements-clés se poursuit de façon soutenue grâce à la construction des AP1000 sur le chantier de Sanmen et de Haiyang et grâce aux transferts de technologies dans le domaine du design et de la fabrication. Des progrès importants ont été réalisés en matière de fabrication de grandes pièces forgées et de composants lourds, le programme de fabrication localisée des équipements pour les îlots nucléaires a été achevé selon le calendrier établi.

La sinisation de la fabrication des équipements-clés se poursuit de façon soutenue

Les informations fournies par la SNPTC montrent qu’une partie des composants destinés au réacteur AP1000 (cuve, générateur de vapeur, mécanisme des barres de commande, structure interne, tuyauterie primaire, pressuriseur, réservoir d’appoint de stockage d’eau, enceinte de confinement en acier…) a été réalisée par des fabricants chinois (China first heavy industries, Harbin Electric, Shanghai Electric et DEC) et livrée sur le site, marquant la capacité des équipementiers chinois pour les réacteurs de génération III.

L’épreuve hydrostatique du circuit primaire de la tranche 1 de Sanmen, tête de série des réacteurs AP1000, a été effectuée avec succès le 26 mai 2016, jetant une base solide pour les opérations des étapes suivantes : essai à chaud, chargement du combustible dans le cœur et couplage au réseau.

Prévue initialement pour 2013, la mise en service de la tranche 1 de Sanmen a pris 3 ans de retard. La SNPTC a expliqué que de nombreuses innovations étaient introduites dans les réacteurs AP1000 dont la tête de série était démunie d’expérience et qu’il fallait « privilégier la sécurité et la qualité », même au détriment de la durée du chantier.

Considéré comme le réacteur de génération III le plus avancé car doté des systèmes de sûreté passive, l’AP1000 est l’un des principaux choix de la Chine pour son programme nucléaire. Suite à l’accident de Fukushima en 2011, la Chine a décidé de construire davantage de réacteurs AP1000 qui présentent théoriquement une performance de sûreté plus importante.

La Chine a redémarré son programme nucléaire qui prévoit un parc nucléaire de 58 GW en service et de 30 GW en construction en 2020. Pendant la période du 13e Plan quinquennal, de nouvelles centrales nucléaires seront lancées dans les régions côtières, avec 6 nouvelles tranches de 1 000 MW tous les ans en moyenne.
 

Cet article est un résumé d'articles parus dans la presse chinoise. Il n'engage en aucun cas ni la responsabilité de l’Ambassade de France en Chine, ni celle de son Service nucléaire.
 

Chantier de Sanmen - Crédit photo : Westinghouse