01.05.2016

7/9 - La réversibilité : un des piliers du projet Cigéo

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Par Pascal Leverd, responsable des dossiers de demande d’autorisation de création de Cigéo

Comment gérer les déchets hautement radioactifs et ceux dont la durée de vie excède les milliers d’années ? Plus que d’autres sujets, la gestion des déchets nucléaires pose la question fondamentale du legs aux générations futures, à une échelle incommensurable. Progressivement, les experts, les institutions et une majorité de l’opinion publique ont retenu le stockage géologique en profondeur comme la solution de référence. L’affirmation de ce soutien va de pair avec la demande de réversibilité, perçue comme un moyen de laisser toutes les options ouvertes à nos descendants. Sur les plans de la technique, de la gouvernance et de la sûreté, la réversibilité pose des défis qu’il faudra relever. Il s’agit là d’une nécessité, la réversibilité s’étant progressivement imposée comme l’un des piliers du projet Cigéo.

La genèse du concept de « réversibilité »

Jusque dans les années 1980, la question du stockage définitif des déchets nucléaires hautement radioactifs intéressait peu l’opinion publique. Les polémiques autour des pratiques d’immersion de déchets en mer dans les années 19601 n’avaient jamais atteint une véritable visibilité nationale. C’est à partir de 1987, avec la vaste campagne géologique de l’Andra dans quatre départements français (Ain, Aisne, Maine et Loire, Deux-Sèvres) pour y réaliser des prospections dans l’optique d’identifier un site d’enfouissement, que la question du stockage des déchets s’est installée dans la sphère publique.

À l’époque, les prospections suscitent de vives controverses dans les territoires concernés et contraignent l’Agence à abandonner les recherches sur ces sites. Cette controverse interpelle le politique qui décide de s’emparer du sujet.

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