04.01.2017

7/8 - Le cycle du combustible mis en oeuvre en France est-il un atout à l’international ?

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Par Didier Beutier et Michel Debes, membres de la section technique Cycle du combustible nucléaire de la SFEN

Pour renforcer son indépendance énergétique et diminuer le volume de déchets radioactifs, la France a très tôt choisi de « fermer le cycle ». Dès les années 1960, des recherches ont été menées pour développer le traitement et le recyclage des combustibles usés. Ces techniques de pointe ont pu être développées à l’échelle industrielle grâce à la taille du parc nucléaire français, permettant à la France d’être la seule nation à maîtriser ce savoir-faire. Dans un marché nucléaire en expansion où beaucoup d’acteurs se côtoient, le cycle fermé mis en oeuvre et maîtrisé par les industriels français est-il un atout à l’export ? Quels pays nucléarisés ou nouveaux entrants souhaitent acquérir cette technologie ?

Ces questions ont été abordées à l’occasion de la conférence SFEN sur les « actualités du cycle du combustible », où intervenaient des représentants d’EDF, AREVA NP, AREVA Newco, Westinghouse et du CEA. Résumé des échanges.

Pour alimenter son parc électronucléaire et conditionner de manière sûre et optimale les déchets à entreposer et à stocker, la France a mis en place le cycle fermé avec recyclage, mis en oeuvre grâce à des plateformes industrielles uniques au monde telles celles du Tricastin (enrichissement), de La Hague (traitement des combustibles usés et conditionnement des déchets) et l’usine MELOX (recyclage du plutonium). Le parc de 58 réacteurs à eau pressurisée représente par ailleurs un ensemble unique de gestion du combustible nucléaire, avec ses atouts propres tels que la possibilité de suivi de charge, ses flexibilités (réglage de fréquence primaire et secondaire) et sa standardisation, apportant un retour d’expérience très important. Dans quelle mesure ce savoir-faire industriel peut-il constituer, pour les acteurs qui y participent, un atout sur le marché international ? D’un côté, certes, il y a là un facteur d’avance technologique et de compétitivité, mais d’un autre côté les mêmes schémas de gestion de combustible et de recyclage ne sont pas appliqués ou valorisés dans tous les pays…

Cette question a été abordée lors de la table ronde de la journée SFEN du 24 novembre « Actualités du cycle du combustible », où intervenaient des représentants d’EDF, d’AREVA NP, d’AREVA Newco, de Westinghouse et du CEA. On résume ici les réponses apportées lors de cette discussion.

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