28.05.2019

7/10 - Small Modular Reactors en Finlande : l’avenir du chauffage urbain décarboné ?

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Par Alexis Exposito, Conseiller nucléaire adjoint à l’Ambassade de France en Finlande et Pierre-Yves Cordier, Conseiller nucléaire à l’Ambassade de France au Royaume-Uni

Soucieuse de construire une société bas carbone, la Finlande entend réduire de 80 à 95 %, à l’horizon 2050, ses émissions de gaz à effet de serre par rapport au niveau de 1990. D’ici à 2029, le charbon sera interdit et les énergies fossiles verront leur poids dans le mix énergétique très largement réduit.

En dépit d’une population relativement faible (5,5 millions d’habitants), la Finlande continue néanmoins à avoir des besoins énergétiques conséquents destinés à satisfaire une industrie nationale  énergivore et à pallier à la rudesse de son climat. Pour répondre à ses objectifs climatiques sans négliger ses besoins, et alors que l’EPR d’Olkiluoto 3 (OL3) devrait être mis en service en 2020, la Finlande pourrait décider de s’appuyer davantage sur l’énergie nucléaire. La mise en service d’OL3 devrait permettre d’augmenter la part du nucléaire de 25 à 40 % dans la production électrique du pays, mais c’est surtout sur ses réseaux de chauffage que le pays entend faire porter ses efforts.

Pour y parvenir, de nombreuses solutions techniques sont actuellement envisagées, mais ce sont les petits réacteurs modulaires (ou « Small Modular Reactor », SMR en anglais) qui rencontrent pour l’heure l’écho le plus important : petits, polyvalents et flexibles, ils constituent en effet une alternative crédible aux énergies fossiles qui représentent aujourd’hui encore près de 50 % de la production énergétique de la Finlande.

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