12.05.2017

1/9 - Les Bootcamps, facilitateurs d’innovation du secteur nucléaire américain

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Par Lou Martinez Sancho, Directrice innovation d’AREVA NP, et Anne-Perrine Avrin, Doctorante à l’Université de Berkeley

Les approches traditionnelles de recherche et développement des grandes entreprises et programmes publics montrent de plus en plus leurs limites quant à leur capacité à développer des innovations de rupture. L’énergie nucléaire a un rôle clé dans la résolution des grands problèmes de l’humanité tels que l’accès à une électricité décarbonée, au chauffage, et à l’eau potable. Hélas, le modèle actuel utilisé par l’industrie nucléaire pour innover n’est plus adapté à l’amplitude des changements nécessaires pour rendre les technologies nucléaires attractives. Et s’il était possible d’innover dans les méthodes mêmes d’innovation ? C’est le défi que des entités américaines ont entrepris de relever, en montant sur pied des équipes transdisciplinaires avec des expériences, des cultures et des langages différents, et guidées par une vision commune. L’exemple le plus abouti d’une telle initiative est, à ce jour, le Nuclear Innovation Bootcamp organisé par le département de génie nucléaire de l’Université de Berkeley, en Californie, en août 2016.

Innover c’est partir à l’aventure : la destination est inconnue, mais le voyage, lui, peut être minutieusement planifié. Cela nécessite des ingrédients clés, dont une équipe (People), un lieu (Place) et une méthodologie (Process). Ces ingrédients sont les « 3 P » théorisés par le design thinking [1] [2] et sa représention graphique très iconique par IDEO1 – voir graphique.

Son fondateur, Tim Brown, PDG d’IDEO, le définit ainsi : « Le design thinking est une discipline qui utilise la sensibilité, les outils et les méthodes des designers pour permettre à des équipes multidisciplinaires d’innover en mettant en correspondance attentes des utilisateurs, faisabilité technologique et viabilité économique ».

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