LES ENJEUX DE LA NON-PROLIFÉRATION

par Georges LE GUELTE, Directeur de recherche à l'Institut des Relations Internationales et Stratégiques


L’histoire montre qu’aucun pays n’a employé une installation électronucléaire comme base d’un programme militaire. Les pays qui ont cherché à acquérir un arsenal nucléaire ont eu recours, depuis les années 1970, à des installations clandestines. L’enrichissement par centrifugation se prête infiniment mieux à des activités secrètes que le détournement du plutonium produit dans un réacteur. Récemment, la preuve a même été faite que les connaissances et les équipements nécessaires à l’enrichissement peuvent être fournis par un réseau mafieux, fonctionnant comme une multinationale, sans l’appui d’un Etat. Si ce schéma se reproduisait, la prolifération pourrait échapper aux traités, à l’AIEA, aux décisions du Conseil du Sécurité. Elle ne reposerait cependant pas plus que par le passé sur les programmes électronucléaires.

Cet article est paru dans la Revue Générale Nucléaire N°5/2004.



Télécharger le texte de l'article (pdf)