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par
Bernard LEROUGE,
membre du GR21,
Groupe de Réflexion Énergie/Environnement du XXIè
siècle qui réunit, au sein de la Société
Française d'Energie Nucléaire (SFEN), des cadres retraités
aux multiples compétences qui réfléchissent
en commun et en toute indépendance aux questions relatives
à l'énergie et à l'environnement.
L’histoire montre qu’aucun pays n’a employé
une installation électronucléaire comme base d’un
programme militaire. Les pays qui ont cherché à acquérir
un arsenal nucléaire ont eu recours, depuis les années
1970, à des installations clandestines. L’enrichissement
par centrifugation se prête infiniment mieux à des
activités secrètes que le détournement du plutonium
produit dans un réacteur. Récemment, la preuve a même
été faite que les connaissances et les équipements
nécessaires à l’enrichissement peuvent être
fournis par un réseau mafieux, fonctionnant comme une multinationale,
sans l’appui d’un Etat. Si ce schéma se reproduisait,
la prolifération pourrait échapper aux traités,
à l’AIEA, aux décisions du Conseil du Sécurité.
Elle ne reposerait cependant pas plus que par le passé sur
les programmes électronucléaires.
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