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Les études économiques de l'OCDE (en attribuant d'ailleurs une valeur
nulle au plutonium issu du retraitement des combustibles usés et
recyclé dans les combustibles Mox) montrent une parité financière
entre l'approche du stockage direct et celle du retraitement-recyclage.
Les progrès technologiques sensibles qui peuvent en outre être attendus
de la filière Mox, qui atteint sa maturité industrielle, en renforceront
l'intérêt financier ; on prévoit en effet d'augmenter le taux de
combustion du Mox, donc le rendement énergétique de l'opération.
Sur un plan strictement financier, le prix de revient complet du
kWh nucléaire, quelle que soit l'approche envisagée, inclut, sous
forme de provisions, les coûts du traitement du combustible usé
et du stockage des déchets ultimes.
Dès l'origine la
maîtrise de la gestion des déchets
Dès l'origine, la filière nucléaire s'est préoccupée de mettre
en oeuvre les meilleures solutions pour la gestion des déchets :
identification, tri, traitement, conditionnement selon nature et
mode de stockage ...
En 10 ans, le volume de déchets produit par réacteur a été divisé
par 3 : 360 m3 par réacteur en 1985 mais 100 m3 par réacteur en
1995 (pour les déchets de type faiblement et moyennement actifs).
On a actuellement toutes les solutions d'entreposage ou stockage
pour les différents types de déchets, au moins pour les 40 ans à
venir (on dispose ainsi déjà de solutions pour les déchets hautement
radioactifs : entreposage en conteneurs après vitrification).
Dans le cadre de la loi du 30 Décembre 1991, des recherches sont
menées selon 3 voies pour les déchets à vie longue (stockage profond,
entreposage de longue durée en surface et destruction par transmutation
après séparation) pour permettre au Parlement de décider en 2006
la mise en oeuvre des solutions appropriées pour le très long terme.
Rappelons que les déchets nucléaires à vie longue ne représentent
que 100g par habitant et par an (contre 100 kg par habitant et par
an pour les déchets industriels toxiques).
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