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DEUXIÈME PARTIE :
LES CONTAMINATIONS ET LES DOSES
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2.1. Les rejets d'éléments
radioactifs
|
 |
Le relâchement dans l'environnement d'éléments radioactifs a été
considérable, de l'ordre de 230 millions de Curies (environ 8.7
1018 Bq, donc près de neuf milliards de milliards de becquerels).
Trois grandes catégories de rejets doivent être distinguées :
- les gaz rares (Xe, Kr), (6.5 1018 Bq), relâchés à 100%, mais qui
ne se combinant pas chimiquement se diluent dans l'atmosphère et
ne peuvent provoquer qu'une irradiation externe assez faible,
- les produits de fission volatils (I, Cs, Te…) relâchés en proportions
importantes (30 à 50%), susceptibles de migrer assez loin au gré
des vents, de se combiner chimiquement et d'entrer dans les chaînes
alimentaires,
- les produits de fission solides et les actinides, relâchés en
beaucoup plus faible proportion (3%), qui ont surtout affecté l'environnement
proche du réacteur.
Les tableaux 1 et 2 précisent les périodes radioactives et les
quantités approximatives émises du 26/4 au 6/5, des principaux radioéléments
intéressants ainsi que ce qu'elles représentent par rapport au stock
existant au moment de l'accident.
|
Tableau 1 : Principaux radioéléments émis
|
|
Elément
|
période
|
activité(PBq)*
|
% relâchés
|
|
Krypton-85
|
10.7 a
|
33
|
100
|
|
Xénon-133
|
5.2 j
|
6500
|
100
|
|
Iode-131
|
8.04 j
|
1760
|
50
|
|
Iode-133
|
20.8 h
|
2500
|
50
|
|
Césium-134
|
2.06 a
|
54
|
30
|
|
Césium-137
|
30.0 a
|
85
|
30
|
|
Tellure 132
|
3.0 j
|
150
|
30
|
|
Strontium 89
|
50.5 j
|
115
|
3
|
|
Strontium 90
|
29.1 a
|
10
|
3
|
|
Ru-103
|
39 j
|
3770
|
3
|
|
Ru-106
|
368 j
|
73
|
3
|
|
Pu-239
|
24 000 a
|
0.03
|
3
|
| * 1 peta Bq = 1015 Bq =27 000 Ci |
|
Tableau 2 : Estimation journalière du rejet
d'Iode-131
|
|
Date de rejet
|
% du total rejeté
|
Rejets/jour(PBq)
|
|
26 avril
|
40,0
|
704
|
|
27 avril
|
11,6
|
204
|
|
28 avril
|
8,5
|
150
|
|
29 avril
|
5,8
|
102
|
|
30 avril
|
3,9
|
69
|
|
1er mai
|
3,5
|
62
|
|
2 mai
|
5,8
|
102
|
|
3 mai
|
6,1
|
107
|
|
4 mai
|
7,4
|
130
|
|
5 mai
|
7,4
|
130
|
| |
|
|
|
Total
|
100 %
|
1760
|
La comparaison globale de ces rejets avec ceux dus à d'autres grandes
pollutions radioactives est délicate, car les proportions d'isotopes,
les lieux et durées d'émission diffèrent : par rapport à Windscale,
Tchernobyl a rejeté 1 500 fois plus de I-131, 21 000 fois plus de
Cs-137, 50 000 fois plus de Sr-90. En revanche, l'ensemble des essais
nucléaires aériens auraient émis 3 à 400 fois plus de I-131 (mais
c'est dans la stratosphère qu'a eu lieu essentiellement sa décroissance
radioactive), 12 fois plus de Cs-137, 60 fois plus de Sr-90. Les
deux grands complexes militaro-industriels de Hanford (USA) et Mayak
(URSS) ont émis eux aussi des quantités de radioactivité beaucoup
plus importantes (80 fois ?), mais étalées sur plusieurs dizaines
d'années. On conçoit que les conséquences sanitaires n'aient pu
être extra ou interpolées de manière fiable.

|

 |
2.2. Les contaminations
|
| |
Les variations du vent et de la pluviosité ont entraîné une dispersion
de la contamination dans toutes les directions, mais surtout vers
le nord (rejets du 26), l'ouest (le 27) puis l'est (le 28). Les
figures 2 et 3 montrent la dispersion schématique des panaches radioactifs
émis les 26 et 27.
Figure 2 - Panache radioactif du 26
avril (source : IPSN)
|
 |
Figure 3 - Panache radioactif du 27
avril (source : IPSN)
|
La figure 4 donne un aperçu de la répartition de la contamination
en I-131 au Belarus, et en Russie (les données concernant l'Ukraine
manquent). Trois zones ont été surtout affectées :
- une zone centrale (Ukraine et Belarus) autour du réacteur et de
la ville voisine de Pripiat où résidaient les familles des exploitants
(50 000 personnes),
- une autre (Belarus et Russie) près de la ville de Gomel,
- une dernière en Russie autour de la ville d'Orel, à 500 km de
là.

Figure 4 - Contamination en I-131 en Belarus
et Fédération de Russie
(données Ukraine non communiquées) (source UNSCEAR) |
Les figures 5 et 6 illustrent les contaminations en strontium et
plutonium, concentrées dans la zone centrale (d'autant plus que
l'élément est lourd).
Figure 5 - Contamination en Sr- 90 (source
: UNSCEAR)
|
|
Figure 6 - Contamination en plutonium
(source : UNSCEAR)
|
Une zone dite d'exclusion, de 30 km de rayon autour du réacteur,
a été décidée. Les dépôts ont pu y excéder 1 500 kBq/m² et
atteindre même 3 700 kBq/m² (100Ci/km²). C'est là que se trouve
la "forêt rousse". Tout l'hémisphère nord a été affecté, mais l'UNSCEAR
ne définit comme "contaminées" que les zones dont l'activité en
césium-137 dépasse 1 Ci/km² (37 kBq/m²), valeur qui conduit
à un supplément d'irradiation annuelle d'environ 1 mSv.(cette contamination
ira en diminuant dans les années à venir).
Figure 7a - Contamination en Cs - 137
(source : UNSCEAR)
|
Figure 7b - Contamination en Cs- 137
Cercles de rayons 30 et 60 km autour de la centrale (source
: UNSCEAR)
|
La figure 8 et les tableaux suivants (3 et 4), extraits du rapport
de l'UNSCEAR illustrent l'étendue (en km²) et l'intensité (en Ci
= 3.7 1010 Bq) des contaminations dans l'ensemble de l'Europe.

Figure 8 - Estimation des activités
en Cs-137
déposé sur certains pays d'Europe (source : UNSCEAR,
repris par IPSN) |
Tableau 3 : Etendue des surfaces (en km²)
contaminées dans l'ex-URSS (selon leur niveau de contamination)
|
|
Pays
|
1 à 5 Ci/km²
|
5 à 15 Ci/km²
|
15 à 40 Ci/km²
|
>40 Ci/km²
|
|
Russie
|
49 800
|
5 700
|
2 100
|
300
|
|
Belarus
|
29 900
|
10 000
|
4 200
|
2 200
|
|
Ukraine
|
37 200
|
3 200
|
900
|
600
|
|
(URSS)
|
116 900
|
18 900
|
7 200
|
3 100
|
Tableau 4 : Etendue des surfaces (en km²)
contaminées (1 à 5 Ci/km²) dans divers autres pays :
|
|
Suède
|
12 000
|
|
Finlande
|
15 000
|
|
Autriche
|
8 600
|
|
Norvège
|
5 200
|
|
Bulgarie
|
4 800
|
|
Suisse
|
1 300
|
|
Grèce
|
1 200
|
|
Slovénie
|
300
|
|
Italie
|
300
|
|
 |
| A noter que la France ne figure
pas dans ce tableau, seules quelques zones de superficie
très limitée ayant atteint des contaminations de 60 kBq/m²
(soit 1,7 Ci/km²). Mais d'autres pays plus contaminés
ne figurent pas non plus : Pologne, Allemagne... |
|

|

 |
2.3. Les mouvements de
population
|
| |
Au soir du 26 avril, le niveau d'irradiation à Pripiat, où vivaient
les familles des exploitants, n'était pas encore connu ni donc considéré
alarmant (il était cependant de l'ordre de 10 mSv/h) Aucune consigne
particulière, de confinement par exemple, n'était encore donnée.
Les autorités ne prirent conscience de la gravité de la situation
que vers 22 h, après l'arrivée d'une délégation venant de Moscou.
La décision d'évacuer fut alors prise et durant la nuit des mesures
furent adoptées pour disposer le lendemain de 1 200 cars.
Le 27 avril à midi, la population fut avertie par radio et l'évacuation
prit effet de 14 à 17h. 40 000 personnes furent ainsi dirigées vers
un district ukrainien situé à une cinquantaine de kilomètres plus
à l'ouest. Elles y resteront jusqu'en août avant d'être relogées
à Kiev.
D'autres populations furent évacuées, mais plus tardivement comme
le montre le tableau suivant :
|
Tableau 5 : Évacuation des populations
|
|
Pays
|
Zone
|
Date
|
Nombre d'évacués
|
|
Ukraine
|
Pripiat15
villages < 10km
Tchernobyl
43 villages < 30 km
8 villages > 30 km
5 villages > 30 km
|
27 avril
3 mai
5 mai
3 au 7 mai
14 au 31 mai
juin à sept.
|
~ 50 000
~ 10 000
~ 13 600
~ 14 500
~ 2 500
~ 1 000
|
|
Belarus
|
51 villages<30 km
28 villages > 30 km
29 villages > 30 km
|
2 au 7 mai
3 au 10 juin
août sept
|
~ 11 400
~ 6 000
~ 7 300
|
|
Féd. de Russie
|
4 villages
|
août
|
186
|
|
Ensemble de l'URSS
|
187 localités
|
|
~116 000
|
Au total 116 000 personnes furent évacuées
(auxquelles s'ajoutent 60 000 têtes de bétail). Malgré le statut
de "zone interdite", quelques personnes retourneront chez elles
après la construction du sarcophage. Il s'agit essentiellement de
personnes âgées dont le nombre ne dépasse pas le millier.
Par ailleurs, durant l'été 1986, des "relogements"
sont intervenus en dehors de la zone d'exclusion de 30 km précitée
(~2 800 km²) dans les zones les plus contaminées (d'une superficie
de 1 500 km²), touchant 220 000 personnes;
ces mouvements sont moins bien documentés.

|

 |
2.4. Les doses reçues par
la population évacuée
|
| |
Dans la zone proche du réacteur, les doses sont essentiellement
dues au passage du panache pour les doses à la thyroïde (inhalation
d'iode 131 et d'autres iodes à vie courte), et au dépôt dans l'environnement
pour ce qui concerne l'irradiation externe.
|
|
2.4.1. Doses par exposition externe
|
| |
Les doses reçues ont été estimées à partir des doses mesurées en
divers endroits et des emplois du temps des personnes. L'irradiation
directe due au panache a joué un rôle mineur par rapport à l'irradiation
due aux dépôts. Une évacuation plus rapide aurait donc diminué beaucoup
les doses. Pour la population ukrainienne, la dose efficace moyenne
par irradiation externe est estimée à 17 mSv,
les valeurs extrêmes allant de 0.1 à 380.
Au Belarus, la dose moyenne est estimée à 31
mSv et 4% de la population concernée a reçu plus de 100 mSv
(les habitants de deux villages ont reçu 300 mSv).
|
2.4.2. Doses par exposition interne
|
| |
Aux doses précédentes doivent être ajoutées les doses à la thyroïde
dues à la fixation de radio isotopes d'iode et de tellure ainsi
que l'irradiation due au césium fixé par l'organisme (mais qui s'élimine
avec une période de 2 à 3 mois). L'inhalation en est responsable
pour 75%, le reste provenant de l'absorption de produits lactés.
| Le tableau ci-contre (table 22 du rapport de
l'UNSCEAR) donne une estimation de la dose moyenne à la thyroïde
reçue par les habitants des villages évacués du Belarus selon
leur âge. On constate que les doses sont d'autant plus fortes
que l'enfant est jeune. Les trois quarts des habitants de Pripiat
avaient reçu des tablettes d'iode les 26 et 27 avril, ainsi
que les deux tiers des enfants des zones rurales, mais leur
prise fut différée de plusieurs jours (le 30 avril au mieux,
le 4 mai au pire), alors que celle-ci doit intervenir dans les
heures qui suivent pour être pleinement efficace. Sur l'ensemble
des populations évacuées la dose moyenne à la thyroïde est estimée
à 0,47 Gy. |
 |
|
Tableau 6 :
Dose moyenne à la thyroïde
|
|
Age(années)
|
Dose (Gy)
|
|
< 1
|
4,3
|
|
1 à 3
|
3,7
|
|
4 à 7
|
2,1
|
|
8 à 11
|
1,4
|
|
12 à 15
|
1,1
|
|
> 17
|
0,68
|
|

|

 |
2.5. Les contaminations
et les doses dans les zones non évacuées
|
| |
Dans l'ensemble des territoires de l'ex-URSS les essais nucléaires
aériens sont encore responsables d'une contamination de l'ordre
de 0.05 à 0.1 Ci/km² (2 à 4 kBq/m²). L'activité résiduelle
du césium-137 due à l'accident de Tchernobyl se situe nettement
au-dessus de ce "bruit de fond" et plusieurs niveaux délimités par
des seuils ont été définis :
- au-dessous de 37 kBq/m² (1 Ci/km²), les territoires
sont réputés "non contaminés".
- au dessus (3% de la superficie de la partie européenne de l'ex-URSS),
on a distingué :
. un
seuil de 555 kBq/m² (15 Ci/km²) au-dessus duquel le territoire
est dit "sous contrôle strict",
. une
valeur intermédiaire de 185 kBq/m² (5 Ci/km²) qui délimite
les zones à basse et moyenne contamination.
Les doses reçues ont été évaluées en distinguant la première année,
où les iodes et autres éléments à périodes courtes ont joué un grand
rôle, et les années suivantes où l'effet principal provient des
dépôts de Cs-134 et Cs-137, soit par irradiation externe soit par
ingestion de produits contaminés (s'y ajoute aussi du strontium-90),
d'une durée de vie dans l'organisme (période biologique) d'environ
3 mois (ce chiffre dépend en réalité de l'âge, du sexe et du poids).
Le tableau 7 ci-dessous indique la distribution de la population
dans les trois zones plus ou moins contaminées des trois républiques
(plus de 5 millions de personnes sont concernées, mais les 80 000
ayant quitté les zones contaminées en 1986 et 1987 ne figurent pas
dans ces statistiques).
|
Tableau 7 : Nombre d'habitants concernés
par la contamination
|
|
Contamination
|
Belarus
|
Russie
|
Ukraine
|
Total
|
|
1 à 5 Ci/km²
|
1 543 514
|
1 634 175
|
1 188 600
|
4 366 289
|
|
5 à 15 "
|
239 505
|
233 626
|
106 700
|
579 831
|
|
> 15 "
|
97 595
|
95474
|
300
|
193 369
|
|
Total
|
1 880 614
|
1 963 275
|
1 295 600
|
5 139 489
|
La distribution des doses est très hétérogène comme le montre le
tableau ci-après qui indique le nombre de personnes ayant reçu les
doses individuelles les plus élevées (60% de la population a reçu
moins de 10 mSv).
|
Tableau 8 : Répartition des doses élevées
dans la population
|
|
Doses (mSv)
|
Belarus
|
Russie
|
Ukraine
|
Total
|
|
50 à 100
|
25 065
|
14 580
|
18 200
|
57 845
|
|
100 à 200
|
5 105
|
2 979
|
7 700
|
15 784
|
|
>200
|
790
|
333
|
400
|
1 523
|
|
Total
|
30 960
|
17 892
|
26 300
|
75 152
|

|

 |
2.6. Situation actuelle18
|
| |
Le niveau de contamination résiduel en Cs-137 (que l'on peut traduire
en niveau d'irradiation supplémentaire s'ajoutant à l'irradiation
naturelle selon la relation approximative 1 Ci/km² 1 mSv/an)
définit le statut de différentes zones dans les trois pays :
- au-delà de 40 mSv/an : zones évacuées dès les premiers jours et
"interdits"
- de 15 à 40 mSv/an : "zones de relogement obligatoire" dans lesquelles
l'habitation et les productions agricoles ou industrielles sont
interdites.
Ces deux premières zones ont une superficie totale de 4 300 km²
(2 800 dans la zone des 30 km, et 1 500 à l'extérieur.
- de 5 à 15 mSv/an : "zones de relogement volontaire" où les activités
agricoles et industrielles existantes ne peuvent être étendues
- de 1 à 5 mSv/an : zones de contrôle radiologique où seules les
activités pouvant affecter la santé de la population ou la qualité
de l'environnement sont interdites, ainsi que les établissement
de soins.
Le niveau général de la contamination a varié très lentement, par
migration dans le sol, ruissellement, décroissance radioactive (30%
en 15 ans pour le césium et le strontium). On retrouve le césium
dans les quinze premiers centimètres du sol, le plutonium dans les
cinq premiers. Le strontium, plus mobile, a davantage migré et on
peut le retrouver à plusieurs mètres de profondeur. La réimplantation
future de la population et des activités dépendra donc autant d'une
éventuelle réévaluation favorable des risques liés aux "faibles
doses" et "débits de dose" qu'à la décroissance radioactive.
Divers travaux de décontamination ont été entrepris dans les 10
km entourant la centrale, avec enfouissement des déchets radioactifs.
Sur certaines parcelles, le sol contaminé a été retiré ou recouvert
de terre non contaminée. D'autres contre-mesures ont été prises
pour réduire le transfert du césium et des métaux lourds. Le facteur
de transfert du césium à la plante peut en effet varier de 1 à 20
selon la composition, la teneur organique, l'acidité et l'humidité
du sol.
Si le césium qui cause à lui seul 90% de l'irradiation reste bien
présent dans le sol, par contre il s'y fixe davantage et sa présence
diminue très sensiblement dans les productions agricoles, d'un facteur
2 tous les 3 à 4 ans. La figure 9 suivante indique la contamination
moyenne mensuelle du lait par le Cs-137 produit dans une ferme collective
ukrainienne s'étendant sur une surface de 3 500 ha contaminés en
moyenne à 111 kBq/m². Les normes adoptées en 1991 et 1997 sont
indiquées sur la figure.

Figure 9- Évolution de la contamination
moyenne du lait par le Cs-137 de 1988 à 1995 (source : IPSN)
|
La plus grande partie des productions agricoles d'Ukraine satisfait
aux normes suivantes :
- lait < 100 Bq/l (370 admis jusqu'en 1991)
- viande < 200 Bq/l
- pommes de terre, pain <20 Bq/kg
Il faut signaler les efforts de réhabilitation des conditions de
vie dans ces territoires réalisés dans le cadre du programme européen
ETHOS (1996-2001) cf. référence 7.

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| |
18 Ce paragraphe
prend ses sources dans la référence (6)
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