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Septembre
2004 :
- Pierre Pellerin : la septième victoire...
Le professeur Pierre Pellerin, directeur du SCPRI au moment de
l'accident de Tchernobyl, vient de remporter une nouvelle victoire
en justice contre ses diffamateurs. Cette dernière affaire
concernait plusieurs passages d'un livre de M. Jacquemin-Raffestin
consacré à l'accident. Evoquant l'augmentation des
cancers de la thyroïde en France, l'auteur l'attribue à
la contamination entraînée par le nuage de Tchernobyl
et met en cause la responsabilité du professeur Pellerin.
Celui-ci a obtenu la condamnation de M. Jacquemin-Raffestin pour
diffamation en Première instance puis en Appel. Et la Cour
de Cassation a rejeté, à la mi-septembre 2004, le
pourvoi formé contre ces condamnations. Ainsi se conclut
positivement pour P. Pellerin l'action engagée contre un
de ses plus virulents détracteurs, qui fut impliqué,
rappelons-le, dans le scandale de l'ARC et qui se présente
aujourd'hui comme le porte-parole d'un groupe de malades de la thyroïde
cherchant à obtenir réparation en justice auprès
des pouvoirs publics d'un dommage qu'ils attribuent aux retombées
du nuage de Tchernobyl.
A chaque fois qu'il a cité en justice ses diffamateurs, le
Pr. Pellerin a obtenu gain de cause. Contre Michèle Rivasi,
puis contre Noël Mamère (cf. article paru dans la Revue
Générale Nucléaire N°6/2002, p. 9) et enfin
contre M. Jacquemin-Raffestin, les diverses instances judiciaires
amenées à se prononcer – en Première
instance, en Appel ou en Cassation – ont mis en lumière
le caractère diffamatoire des propos tenus à son encontre
tendant à faire croire qu'il aurait caché ou minimisé
les retombées du nuage sur le territoire français.
En réalité, l'ancien directeur du SCPRI, loin d'avoir
occulté quoi que ce soit dans cette affaire, a au contraire,
avec son équipe, détecté et annoncé
l'arrivée du nuage et a évalué son impact à
sa juste mesure, indiquant qu'il ne présentait pas de danger
pour la santé publique, ce qui a été confirmé
depuis lors.
La rigueur et l'honnêteté dont a fait preuve le professeur
Pellerin dans l'exercice de ses responsabilités sont pleinement
mis en lumière à travers ces divers jugements.
Le rejet du pourvoi en Cassation de M. Jacquemin-Raffestin est le
septième acte judiciaire reconnaissant le bien-fondé
de l'attitude de M. Pellerin(*) lors de la crise du nuage de Tchernobyl.
Si la RGN a tenu ses lecteurs régulièrement informés
des résultats de ces procès, il n'en va pas de même
des médias "grand public". Un silence regrettable
et qui vaudrait d'être rompu pour que soit définitivement
mis un terme à la malveillance des rumeurs.
(article paru dans la Revue Générale
Nucléaire N°4/2004, p. 20)
(*) Lors d'un autre procès intenté contre Michèle
Rivasi et Hélène Crié, le Tribunal s'était
déclaré incompétent mais avait reconnu la diffamation
à l'encontre de P. Pellerin.
Octobre 2002 :
- Pierre Pellerin gagne son procès en
diffamation contre Noël Mamère
En première instance, en appel et en cassation, le professeur
Pellerin a gagné le procès en diffamation qu'il a
intenté contre Noël Mamère. Un succès
qui rend justice à son honnêteté professionnelle
et qui est aussi une victoire contre la calomnie.
L'"affaire" est bouclée. Tout au moins sur le plan
judiciaire. Elle se résout par la victoire du professeur
Pierre Pellerin et par la condamnation de Noël Mamère,
qui l'avait diffamé. Par jugement du 22 octobre 2002, la
Cour de cassation a en effet rejeté le pourvoi formé
par le leader écologiste et par Marc Tessier, directeur de
France 2 contre l'arrêt de la Cour d'appel de Paris du 3 octobre
2001 qui les condamnait pour " diffamation envers un fonctionnaire
public ".
En fait, ce qui vient d'être confirmé, au terme de
deux ans de procédure, c'est que le professeur Pellerin,
alors chef du SCPRI, n'a jamais prétendu que le nuage de
Tchernobyl s'était "arrêté à la
frontière française", propos qui lui étaient
attribués sans vergogne non seulement par les Verts et par
les militants des associations anti-nucléaires mais aussi
par certains médias un peu trop prompts à distribuer
les anathèmes. Bien au contraire : les jugements successifs
établissent clairement que Pierre Pellerin a, dans cette
affaire, exercé son métier de manière exemplaire,
en informant les Français, très rapidement, par plusieurs
communiqués de presse, dès le 1er mai 1986, du passage
du nuage de Tchernobyl "sur l'ensemble du territoire".
Le SCPRI a par la suite publié jour après jour des
chiffres et des cartes de contamination du territoire français
tout en précisant que cette contamination ne présentait
pas de véritable danger pour la santé publique
"Complexe d'Astérix"
Sur cette toile de fond, la chronologie
de l'affrontement judiciaire Pellerin/ Mamère mérite
d'être brièvement rapportée.
Ce 23 octobre 1999, France 2 diffuse l'émission "Tout
le monde en parle". Noël Mamère en est l'invité.
Il déclare notamment : "Il y a encore quelques semaines
de cela, il y a des champignons au césium qui sont entrés
en France et c'est le résultat de Tchernobyl ; moi je présentais
le journal de 13 heures en 86, le jour de la catastrophe de Tchernobyl,
il y avait un sinistre personnage au SCPRI qui s'appelait Monsieur
Pellerin qui n'arrêtait pas de nous raconter que la France était
tellement forte, complexe d'Astérix, que le nuage de Tchernobyl
n'avait pas franchi nos frontières."
Ce n'est pas la première fois que de telles contre-vérités
sont proférées à l'encontre du professeur Pellerin.
En fait, l'ancien directeur du SCPRI est depuis plusieurs années
la cible privilégiée des militants anti-nucléaires
qui lui reprochent rien moins que d'avoir trompé les Français
sur les conséquences de l'accident de Tchernobyl en France.
Pierre Pellerin porte plainte en diffamation contre Noël Mamère
et Marc Tessier, directeur de France 2. C'est le point de départ
d'un affrontement judiciaire en trois étapes.
Diffamation publique
Le 11 octobre 2000, le tribunal de grande instance de Paris donne
suite à la plainte et condamne MM. Mamère et Tessier
à "une peine d'amende et au paiement de dommages et intérêts
à l'égard de Monsieur Pierre Pellerin, pour avoir commis,
au préjudice de celui-ci, le délit de diffamation publique
envers un fonctionnaire, en le mettant en cause dans l'émission
télévisée "Tout le monde en parle "
diffusée le 23 octobre 1999".
La société France 2 est par ailleurs déclarée
civilement responsable.
Noël Mamère et Marc Tessier font appel de ce jugement.
Le 3 octobre 2001, la Cour d'appel de Paris rejette cet appel et confirme
le jugement de condamnation prononcé en première instance.
L'argumentation de la cour est bien reflétée par ces
quelques extraits du jugement :
"La partie civile (Pierre Pellerin) explique qu'elle n'a à
aucun moment tenu des propos mensongers et qu'elle n'a nullement tenté
d'atténuer la vérité. Elle ajoute qu'elle a bien
au contraire informé l'opinion publique du passage du nuage
radioactif au-dessus de la France en précisant qu'elle avait
constaté une augmentation de la radioactivité tout en
indiquant que cela ne présentait aucun danger pour la santé
publique..."
"M. Mamère impute donc à M. Pellerin, d'avoir menti
aux journalistes et par là même à l'opinion publique
quant au survol de la France par le nuage radioactif, alors qu'il
ressort du dossier que celui-ci n'a jamais tenu de tels propos, et
que sa position était de dire que le taux de radioactivité
avait augmenté en France - ce qui signifiait forcément
que le pays avait été survolé - mais que cette
augmentation n'aurait aucune conséquence néfaste sur
la santé publique, ce qui n'a toujours pas été
réfuté avec certitude.
Imputer à M. Pellerin d'avoir en tant que spécialiste
des problèmes de radioactivité, donné, en connaissance
de cause, des informations erronées, voire mensongères
quant à un problème grave tel que la catastrophe de
Tchernobyl qui pouvait avoir des incidences sur la santé des
Français, constitue incontestablement une atteinte à
l'honneur et à la considération de la partie civile
et est par conséquent diffamatoire. Le fait que les propos
de M. Mamère, comme le prétend son conseil, aient une
tonalité humoristique, constituent une boutade, ne leur enlève
pas leur caractère diffamatoire et il n'est pas contraire à
l'article 10 de la Convention européenne de sauvegarde des
droits de l'homme de leur reconnaître cette caractéristique."
Il faut noter, comme le relève la Cour d'appel, que Noël
Mamère "n'a pas fait offre de preuve de la vérité
des faits diffamatoires " mais fait valoir qu'il a agi "
de bonne foi".
En ce qui concerne Marc Tessier, la Cour souligne que la faute à
retenir à son égard consiste " en l'absence d'exercice
de son pouvoir de contrôle et de surveillance sur ce qu'il laisse
publier ou diffuser sur le support dont il a la direction.
En l'espèce, l'émission n'étant pas diffusée
en direct, M. Tessier disposait des moyens de la contrôler et
de s'opposer à la diffusion des propos de M. Mamère.
Il a donc commis une faute personnelle en n'exerçant pas correctement
son pouvoir de contrôle ".
La main du "lobby nucléaire"
Au lendemain de ce jugement de la Cour d'appel confirmant sa condamnation
en première instance, Noël Mamère n'a pas craint
d'indiquer qu'il voyait là "la preuve que le lobby nucléaire
est puissant et a des réseaux influents jusque dans le personnel
de la justice. C'est un règlement de compte politique, devait-il
ajouter, une atteinte à la liberté d'expression. En
conséquence, je vais me pourvoir en cassation et faire de ce
jugement une affaire politique".
Le député de la Gironde n'a donc pas été
mieux entendu par la Cour de cassation qui a confirmé à
son tour le jugement de la Cour d'appel, estimant que celle-ci avait
"exactement apprécié le sens et la portée
des propos incriminés dans la citation et a, à bon droit,
refusé aux prévenus le bénéfice de la
bonne foi, après avoir retenu, sans méconnaître
les dispositions de l'article 10 de la Convention européenne
des droits de l'homme, que ces propos caractérisaient des faits
de diffamation".
A propos de ce jugement, les Verts et les groupements anti-nucléaires
sont restés pour le moins discrets. Et Noël Mamère,
que l'on connaissait plus bouillant, semble vouloir se garder de donner
trop de publicité à l'affaire. Quant au professeur Pellerin,
s'il peut savourer à bon droit une victoire qui rend justice
à son honnêteté professionnelle, il n'en oublie
pas pour autant la petite musique de la calomnie qui a retenti quinze
longues années sous ses fenêtres sans que des voix autorisées
ne s'élèvent avec suffisamment de force pour en contrebattre
les effluves blessantes.
(article paru dans la Revue Générale
Nucléaire N°6/2002, p. 9)
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