04.01.2017

Vérification de l'étalonnage de radiamètres, sans source radioactive !

st.jpg
Par Arnaud Chapon (ATRON), Gabriel Dupont (ATRON et LPC Caen), Jean-Marc Bordy (LNE-LNHB et CEA-List)

Le contrôle périodique de l'étalonnage est un contrôle réglementaire (arrêté du 21 mai 2010) consistant à vérifier le bon fonctionnement d'un instrument. Dans le cas des appareils de radioprotection, tels que les radiamètres, ce contrôle triennal est le plus souvent réalisé au moyen d'une source radioactive. Mais comment se passer d'une telle source ? C'est la question à laquelle ATRON a répondu par une solution innovante conduisant à utiliser le rayonnement de freinage d'électrons comme source pour la vérification de l'étalonnage de radiamètres.

Cet article présente dans un premier temps les principes de mesure associés à chacune desdites sources de rayonnement avant de mettre en avant les avantages de la solution nouvelle et les challenges relevés par ATRON pour la mettre en oeuvre.

De l'usage d'une source radioactive...

Le contrôle périodique de l’étalonnage au moyen d’une source radioactive est une méthode éprouvée et qui fait référence [1]. Les photons de 661,2 keV émis par une source radioactive de 137Cs, conditionnée sous forme de chlorure et associée à un système de collimation, sont le plus souvent utilisés à cette fin. Au sein d’un laboratoire d’étalonnage accrédité, le débit de kerma dans l’air et/ou d’équivalent de dose, par exemple H*(10) pour un radiamètre, est déterminé au moyen de l’étalon primaire ou d’étalons secondaires traçables à l’étalon primaire, le long du faisceau de photons. Par suite, le débit de la grandeur dosimétrique à une date de référence étant connu, il est aisé, connaissant la constante de désintégration radioactive de calculer la valeur attendue de la grandeur dosimétrique choisie à une date donnée.

Lors des opérations de vérification de l’étalonnage, le radiamètre est exposé dans le faisceau de la source et la valeur qu’il indique est comparée à celle attendue. Cette opération est reproduite pour des sources de différentes activités et à plusieurs distances pour couvrir l’entièreté de la gamme de réponse en débit d’équivalent de dose du radiamètre. Alors, ce dernier est réputé répondre au contrôle périodique de l’étalonnage si, dans chacune des configurations, l’indication de l’appareil ne diffère pas des valeurs et incertitudes de mesure associées des étalons, au-delà des caractéristiques fournies par son certificat d’étalonnage.

1.

Elle est décrite dans la norme ISO-4037 : Rayonnement X et gamma de référence pour l’étalonnage des dosimètres et des débitmètres, et pour la détermination de leur réponse en fonction de l’énergie des photons.

Prolongez la lecture de la RGN

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite, abonnez-vous
à la Revue Générale Nucléaire.