01.05.2016

TerraPower, le réacteur de Bill Gates

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Par Joël GUIDEZ, expert au CEA et auteur de Superphénix – les acquis techniques et scientifiques (Atlantis Press).

Le principe initial : un « réacteur cigare »

On part de l’idée évoquée dès 1958 du « Traveling wave » ou « Burn and breed », ou encore « réacteur cigare ». On initie une réaction avec un combustible fissile, entouré de matière fertile, souvent de l’uranium appauvri (voire du thorium). La création de plutonium dans l’uranium appauvri, par capture neutronique, permet peu à peu de transformer cette zone fertile en une zone potentiellement fissile. À l’épuisement de la première zone, la zone devenue fissile prendra le relais, et ainsi de suite. Au bout d’une durée qui dépend de la quantité initiale de matières, il y a eu évolution continue de la zone fissile, et derrière il ne reste que les « cendres » de la combustion. D’où l’image du cigare. Il n’y a alors pas de retraitement, et tout ce qui a été brûlé est considéré comme déchet final. 

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