04.10.2016

Pourquoi développer la voiture électrique en France a du sens

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Par la Rédaction

Chaque année, à l’heure du Mondial de l’automobile, la question des nouveaux modes de transports se pose. Les constructeurs, poussés par l’arrivée de nouveaux acteurs comme Tesla et des nouvelles opportunités offertes par la loi sur la transition énergétique, multiplient les innovations dans le domaine de la mobilité électrique. Reste que le développement de la voiture électrique n’a de sens que dans un mix électrique bas carbone. Explications. 

L’électricité : l’avenir de la voiture

Lors de l’ouverture du Mondial de l’automobile, Ségolène Royal, Ministre de l’Energie a présenté « la voiture électrique et la voiture à hydrogène comme une priorité », jugeant que le scandale du diesel chez Volkswagen pouvait être un « coup d’accélérateur pour la voiture électrique ».

En France, le parc de voitures électriques reste largement minoritaire : représentant 1 % des voitures en circulation. Cependant, si le marché reste embryonnaire, les professionnels sont confiants. Il est vrai que le nombre de voitures immatriculées ne cesse de croître : + 65 % entre 2014 et 2015.

En Europe, la Norvège – dont l’électricité provient pour l’essentiel de l’hydroélectricité - a massivement développé est devenue en cinq ans la vitrine mondiale de la mobilité électrique. Plus de 90 000 véhicules électriques et 27 000 hybrides rechargeables sont actuellement en circulation, le pays détient le record du monde du développement de la voiture électrique.

Un millions de bornes en trois ans

Le principal frein à l’achat d’une voiture électrique est l’autonomie. Pour pallier à cette difficulté, le gouvernement, en coordination avec les constructeurs, souhaite développer les bornes de recharge et prévoit de construire un million de bornes d’ici à 2020.

La mise en service de ces bornes est déjà en cours puisque EVtronic vient par exemple d'équiper les aires d'autoroute de 200 points de recharge rapide. L’association entre les secteurs publics et privés est essentielle pour couvrir l’ensemble du territoire.  

En parallèle, les entreprises du secteur lancent d’importants programmes de R&D pour arriver à développer des batteries de plus en plus performantes. A noter que le CEA et le CNRS ont développé ensemble la première batterie électrique sodium-ion. Cette innovation intéresse notamment les professionnels de l’industrie automobile.  

Pas de voiture verte sans électricité bas carbone

Si la voiture électrique ne pollue pas, l’impact de son utilisation sur l’environnement est pourtant conditionné au système de production d’électricité. Dans un pays comme la France où le mix électrique est à 98 % bas carbone, la voiture électrique apporte des gains environnementaux significatifs.

Une étude publiée récemment par l’agence Bloomberg le confirme en révélant les pays où les véhicules électriques sont les moins polluants (voir tableau ci-dessous). Sans surprise, la France est en tête du classement grâce à son électricité majoritairement d’origine nucléaire. L’Allemagne, le Japon et la Chine sont pointés du doigt pour leur mix énergétique très carboné…

Pourquoi développer la voiture électrique en France a du sens