17.08.2016

La dosimétrie collective des réacteurs nucléaires de la 2e à la 4e génération

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Par Joël Guidez, expert au CEA et membre du cabinet du Haut-Commissaire à l’énergie atomique et Anne Saturnin, ingénieur d’études - CEA, Direction de l'énergie nucléaire

Lors de l’exploitation d’un réacteur nucléaire, les doses externes individuelles reçues par le personnel sont mesurées, enregistrées conformément aux réglementations en vigueur. Leur somme permet d’évaluer une dosimétrie collective annuelle exprimée en H.Sv/an. Cette information est un outil intéressant pour comparer les différentes filières1 et les réacteurs. Cet article retrace l’évolution de la dosimétrie collective de plusieurs fiilères de réacteurs, s’appuyant principalement sur les publications de l’AEN et de l’AIEA.

Les évolutions des doses, d’origines diverses, reçues par le personnel montrent une diminution qui est le résultat de deux facteurs : la diffusion de bonnes pratiques (optimisation des conditions opératoires et de l’organisation, partage d’expériences, etc.) et l’amélioration continue de la conception des réacteurs.

Dans le cas des réacteurs rapides refroidis au sodium (RNR-Na) ,la compilation et la synthèse de diverses ressources documentaires ont permis de les situer par rapport aux autres filières de réacteurs de deuxième et troisième générations. Au regard des résultats, il apparaît que les doses reçues lors de l’exploitation des RNR-Na sont significativement plus faibles pour cette filière.

Bases de données utilisées

Depuis 1992, le programme ISOE (Information System on Occupational Exposure), porté par l’OCDE/AEN1 et l’AIEA2, collecte et analyse les données relatives à l’exposition radiologique des personnels intervenant dans les centrales nucléaires. Les producteurs d’électricité et les autorités réglementaires nationales d’une trentaine de pays participent à ce réseau, lequel couvre 90 % des réacteurs de puissance commerciaux dans le monde (400 réacteurs en exploitation et 80 réacteurs à l’arrêt). Chaque année, ISOE dresse le bilan de la dosimétrie collective des différents types de réacteur. Toutefois, la dosimétrie des réacteurs à neutrons rapides à caloporteur sodium, ainsi que celle d’autres installations du cycle, ne sont pas évaluées par le programme ISOE. À Marcoule, le CEA a réuni les informations publiées dans la littérature pour développer une base de données qui permette de compléter ces informations. Cet article s’appuie sur ces deux sources.

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