01.03.2016

Korean nuclear society (KNS) :  développer l’énergie nucléaire pour développer le pays

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Par la Rédaction

La Corée du Sud est désormais un acteur majeur du développement de l'énergie nucléaire dans le monde. La KNS, association partenaire de la SFEN, accompagne activement la politique nucléaire du pays.

Fondée en 1969, la Société nucléaire coréenne (KNS) vise à développer les connaissances et technologies nucléaires civiles. Elle a joué un rôle significatif dans la création du parc nucléaire de la Corée du Sud, faisant du pays, en 40 ans, la 6e puissance nucléaire mondiale. Ainsi, en 1977, la KNS a élaboré un projet de standards industriels pour les centrales nucléaires. Elle a également créé en 2002 l’Institut de recherche stratégique des technologies nucléaires. 

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Aujourd’hui, la KNS compte plus de 4 300 membres, issues de la filière industrielle et des milieux scientifiques et universitaires. Les rendez-vous très fréquentés que sont les conférences universitaires de l’association ont contribué à l’émergence d’une industrie dynamique, offrant des espaces d’échanges et de partages sur les dernières technologies, la R&D et l’information du public. Pour Poong Hyun Seong, président de la KNS, « l’importance de l’énergie nucléaire est largement soulignée en Corée, notamment dans la vision nationale d’une croissance “verte”, bas carbone ». Depuis 2014, la KNS est partenaire de l’initiative Nuclear for Climate. La communauté nucléaire coréenne a accéléré ses activités de R&D après avoir été retenue pour la construction des réacteurs de Barakah aux Émirats Arabes Unis.

Basée à Daejon, dans le centre du pays, la KNS est organisée en trois groupes régionaux (Daegu/Gyeongbuk, Gwangju/Jeonnam/Jeonbuk, Busan/Ulsan/Gyeongnam dans le nord, l’est et le sud du pays) et dix sections techniques traitant de politique nucléaire, d’enseignement, des déchets, des automatismes, de radioprotection, d’exploitation ou encore de technologies quantiques. Elle compte également des représentants à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), aux Émirats Arabes Unis et aux États-Unis. Sans oublier la Jeune Génération et les étudiants. La Société nucléaire de Corée publie également depuis 1996 une revue trimestrielle, NUTOPIA, et en anglais, le Nuclear Engineering and Technology Journal, revue académique à comité de lecture.

Particulièrement active, la KNS organise de nombreux colloques et conférences, y compris internationaux. En 2015, elle a ainsi accueilli la conférence Reactor Physics Asia, organisée avec son alter ego japonaise (AESJ) et en 2013, le congrès ICAPP[1] International Congress on Advances in Nuclear Power Plants.

Pour les années à venir, la KNS maintient son objectif de développement des technologies nucléaires. Elle s’attache particulièrement à en renforcer la compétitivité globale, en menant des rencontres intensives entre les industries, les académies et les organismes de recherche. L’association souhaite concentrer ses efforts sur l’échange mutuel et la collaboration avec les organisations liées au nucléaire, pour utiliser au mieux les connaissances et compétences. KNS souhaite aussi renforcer la coopération internationale pour la promotion mondiale des technologies domestiques, dans une période de renaissance du nucléaire. Nul doute que la Corée du Sud va encore renforcer son rôle sur la scène internationale. 

1.

L’édition 2015 de l’ICAPP (International Congress on Advances in Nuclear Power Plants) s’est tenue à Nice. Elle était organisée par la SFEN.